L’Océan de L’Extrême

 

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Ici, ai-je encore une réalité?
Tous ces morceaux à unifier
Toi Seul est Ton Secret en ce Secret
Qu’en est-il de cet Océan ivre?
Qui est prêt ainsi, à s’abîmer
Se laisser sauver lors que L’Écume
Semble Le Discours qui se livre
Dans Les Flux de Ton Ciel Posthume
Les yeux sont à se noyer en Ta Beauté
Qui, depuis les lois, est à Te voir?
Mon être est en ces dérives à Te glorifier
En ces paradoxes de L’humanité
Je suis encore et encore à T’aimer
C’est L’Amour qui me fait délirer
Qui suis-je à ne plus m’en soucier?
Est-il un seul de Tes Possibles qui ne le soit?
Si je dis Toi, y-a-t-il un autre Toi
Si je dis Toi, n’es-Tu pas Là?
C’est là, La Seule Réalité qui soit!
Mon cœur est tendu vers Toi
Quand Toi cherche, ici, est Ailleurs
Mon Amant, ne compte pas
Vois cette entière Ferveur
Je suis Là, je suis là, pour Toi
Prends-moi en ma pleine déchirure
Aime-moi en Ton Jeu que j’ai agréé
Mille fois, me perds en L’Écorchure
Mille fois, Tu es Celui qui m’aime
Mille fois en cet épuisement soupiré
Mille fois en L’Océan de L’Extrême
Nul n’est ainsi à Le traverser
Sans éprouver affres et solitude
Nul ne se noie en L’Océan
Sans en boire son âpreté
Que sait-on de L’entière Plénitude?
Ô mon Océan ainsi est ma Destinée
Chanter en mon dépérissement
Épuisée par les écueils du firmament.

                                Naïla

http://heraldie.blogspot.fr/2016/03/locean-de-lextreme.html

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Il pleure

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Peinture de Jean Delville

Il pleure en ce monde des rivières de sang
Des affres que la Terre avale sans répit
Ici et là-bas, naîtras-tu, Homme véritable?
Des lambeaux de chair, et mon cœur s’écrie:
Tu n’éteindras pas notre Lumière, c’est un serment
Quand les ténèbres atteindront l’insoutenable
Alors L’Étincelle apparaîtra en Sa Splendeur
C’est ici qu’elle brille, alors que ce monde rugit,
Intacte, préservée des souillures du Temps
C’est ici, Elle éclaire toutes nos nuits
C’est ici, tremblante d’Amour en ce Cœur
En ce secret inaltérable, La véritable Vie
C’est ici, Lumière Éblouissante en ce Firmament
Plus L’ombre frappe, et plus Le Chevalier est vaillant
Patience, en L’apogée est un déclin, le Sage le sait
Patience, en silence, se lèveront les Hommes de Paix.

Naïla