Transparence en Ce Monde (2)

 

Il est Un Verbe qui s’extasie des opulences de Sa Majesté !
Il éclot en Sa Toute Réalité et en Sa Toute Volonté.
– Es-Tu Désir, es-Tu Vénération en L’Essence, es-Tu Lumière, Es-tu Amour ?
Lors que Tout Commence sans puiser dans aucun Commencement, et Lors que Tout bascule,
Notre Roi est Transparence en ce Monde, et Il est Son Témoin.
Il est L’Ultime sans avoir de Fin, et Il est Sa Conscience, sans Être aucunement Rien !
Il est Le Langage qui frôle Les Ailes de La Perfection, occultée en La Toute Beauté !
Il est Le Nectar qui perle à la pointe de L’Aube.
Il est Les étreintes virginales des phosphorescences de Son Irradiance,
Lors que Les végétaux ont cette Éclosion secrète.
Il est un frémissement qui se cherche en La Lumière du Regard.
Les épanchements du Cœur demeurent Les Fleuves de Son Amour !
Les Iris et les Églantiers suintent de leur symbolique Présence,
Lors que Les bruyères épousent la caresse du Silence.
Ce sont les veines de la transparente vague des drapés de Son Passage.
J’ai vu le nœud d’un Arbre receler La Prunelle de L’Image.
Notre Roi est Transparence en ce monde.
Il est à ouvrir les coffres de La Mémoire.
Il a semé Les Quintessences des Lueurs du Règne Végétal.
Il a irrigué les sources bouillonnantes du Flux de L’Esprit.
Le Voici a rappeler en cette voix qui se poursuit.
Et je l’ai entendu rire des cascades du Cœur.
Sur les cercles que Les Cimes révèlent, voici La Puissance.
Elle se veut L’Incantation des Traditions de tous les Âges.
J’ai perçu Le Cri de L’Aigle qui survolait L’Étendue de L’Être.
Maintenant, Les voiles sont les mots de La Découverte.
Les Nénuphars courent sur les souches des Verdures de L’Amour.
Il est une Luxuriance qui vient de l’Amazonie des survivances.
Notre Roi est Transparence en ce Monde.
Les baies sauvages sont les secrets de La Promenade.
Voici les fruits rouges de La Latitude de notre Veillée.
Des points cardinaux de L’Ivresse et du Mont de Nos Souvenirs,
Le Regard est en cette Plongée qui s’unit à Son Ravissement.
Il est à occuper chaque principe de notre présence.
Sur les berges de nos pas assurés, Gloire et Munificence !
L’Esprit est Léger en cette inattendue chevauchée !

Transparence en ce Monde (1)

 

Notre Roi est Transparence en ce Monde.
Il a embrassé chaque nervure et déposé son Empreinte.
Il a essuyé les Larmes des Ruisseaux et unifié Les Roches.
Chaque herbe est un Chant si Puissant.
Des Arbres de Sa Générosité et des Brassées de Son Opulence !
Des Clapotis de L’eau et des Rais de Lumières,
Des couleurs de Ses Fleurs et des Nectars de Son Amour,
Des Scintillements de Sa Voix dans Les Clairières
Et des douceurs de son tapis de mousse !
Des Parchemins de Ses Écorces,
Des Fluidités des caresses de L’Aube.
Notre Roi a déposé les plus délicats baisers sur les pétales.
Il a fait des bouquets de La Quintessence au bord des chemins,
Parfumé les sous-bois du rubis des fraises,
Jeté par envolée des nues de Papillons,
Fait surgir des brumes de cascades,
Et s’abreuver Le ciel des Lacs de La Présence !
Notre Roi est Transparence en ce Monde.
Il est Le Souverain des fougères et des Orchidées,
Lors que Le Gardénia s’extasie des Virginales Aurores.
Il porte Les Ailes de La Légèreté et de La Nitescence.
Les Effluves ont Les Étreintes de Son Essence.
Il a dessiné les espaces de Sa Géométrie Infinitésimale !
Le Jasmin s’unit au Chèvrefeuille des Roses Perlées.
Les poussières de L’Or de Son Alchimie et Les brumes vespérales.
Les Vénusiennes Éloges et Les Opales de L’Âme !
Voici déferler en cette Force Ancestrale les Réalités Imaginales.
Lors que Le Cœur s’étourdit des Appels du Roi, il est à voir !
Ce sont Les Nuits Augurales et Les Chants de Sa Toute Pleine Gloire !
Notre Roi est Transparence en ce Monde.
L’Echo de Sa Voix se déploie encore sur chaque souffle animal,
Des textures de Son Éloquence sur Les Cimes des Hautes Révérences.
En ces soieries de Sa Plénitude, Lis, et comprends !
Il a fait frémir le velours du Cerf du fin fond des Forêts,
Puis donner à chaque oiseau une Gorge Généreuse.
Il tremble des Flux d’Amour en cette Extase !
Des brillances des Cristaux lors que Les Ténèbres sont leur Écrin,
Voici Les sublimités des Paroles du Règne Minéral.

Je ne Le quitte pas

 

L’Amour contient tous Les Univers.
Il est Le Tourbillon qui ne jamais commence,
Ni jamais ne s’achève, car Il est ce par quoi Tout tient.
Je L’ai rencontré et nous avons tantôt ri et tantôt pleuré.
L’Amour se ceint de mille voiles de pudeurs.
Je L’ai vu se courber sur les rives de l’indifférence.
Je L’ai vu partout tendre les mains.
Il est les petites fleurs jaunes, en la Verte Prairie, écloses, en mille Soleils Irradiants que l’on ne voit pas.
Je L’ai vu ondoyer sur les herbes folles de la Vallée Éternelle.
Je L’ai vu ruisseler en filets discrets et s’échapper par l’égout des villes.
Il regagnait, en vagues écumeuses, La Mer sauvage.
Il exultait de sa fougue vivifiante.
Il renaissait de La Force de Son Origine.
Je L’ai vu plier les distances et défier Le Temps.
Il est plus que Cela et encore, ceci et cela. Toujours !
Il marche incognito drapé de Sa Flamme incandescente.
J’ai croisé Son Regard.
Depuis, je suis Son Ombre.
Je ne Le quitte pas un seul Instant.
Il peut me ravir.
C’est Lui que je désire !
Et maintenant, silence !
Je L’entends qui murmure des « Viens ».
Je saisis Sa Main Bénie.
Elle est chaude de tous Les Cieux et de toutes Les Terres !
Elle est farouche des flots de L’Univers.
Elle est La Tempête de mes états.
Elle est ce qu’Elle fait de moi.

Sans jamais s’arrêter

 

C’est depuis ces entrailles que je T’Aime.
Celles-ci se sont éventrées de Ta Seule Réalité.
Où puis-je fuir, lors que tout à Toi me ramène?
C’est depuis toujours que j’ai senti cette poigne,
Lors qu’en ce Jardin, j’étais à Te quémander.
Je sais que Tu es Le Souverain de mon Âme.
L’es-Tu de ce cœur ensanglanté ?
Lors que je suis à rire, c’est de ma pauvreté !
Que m’importe comment d’autres sont à Te vivre !
En moi sont mille sauvages vagues qui sont à hurler !
Je suis souvent à m’esclaffer de mes propres élans singuliers.
Impétuosité des flammes de cet Océan déchaîné.
Si Tu n’es pas ici, je cours encore et c’est bras levés,
Que je suis à trébucher sur les écumes bouillonnantes
De ma mendicité. Est-ce folie ?
Je tiens, certains jours, le discours des affligés,
Et parfois, ceux qui exultent de Ta Radieuse Présence.
Dieu de mon âme, je ne voudrais pas d’une autre vie !
Tu as tous les droits sur celle qui marche sans jamais s’arrêter.
Que m’importe la poésie, et tous les mots que l’on enfarine.
Que m’importe les fausses révérences, je suis Ta sauvage !
C’est en cet ouragan que je suis à le plus T’aimer.
J’ai brandi l’épée de mes combats ultimes,
Que m’importe ce monde qui rugit des crimes de tous ses abîmes !
C’est en Toi que sont La plus sublime saveur et le plus enivrant des breuvages.
Ô mon vin et la coupe de Ta Munificence !
Je marche sans jamais m’arrêter.
Et je vous salue, vous qui êtes à lire tout ceci !
Ne perdez pas ce temps auprès de l’insensée.
Elle a fait vœu de déchirer tous les voiles de l’illusion.
Elle a fait vœu de vivre cet Amour et de Le Glorifier !

Mon Océan

JASON MARTIN, AMPHIBIAN 2005: a painting made of gel on stainless steel http://www.lissongallery.com/artists/jason-martin/:

Peint par Jason Martin

Il est Un Silence qui se conte dans l’Indicible
Fragments d’un parchemin confiné en L’Intime
Le murmure gracile des épanchements de L’Ultime
En L’Horizon devenu le monde du Tout-Possible
La brise est semblable au clapotis de L’Eau
Le souffle de L’Appel est Instant Suprême
Une descente de L’Âme comme un Secret Halo
Lueur devenue flambeau, révélant L’Extrême
Des cascades en ces myriades d’étincelles jaillissantes
Cette vie, dont les vertus se cachent de mille parures
En ce drapé, j’ai surpris mon Bien-Aimé, mon Azur
En ce Lac, Sa Volonté, en cette Souvenance poignante
Prétexte du devenir de L’Homme Parfait, ceci est Vérité
Se cache Le Trésor, ainsi, l’a-t-Il décrété, en Son Verbe
Émouvant en ces dunes apaisées, ces rivières argentées
Flottant en ces voiles de pudeur, en ces secrètes gerbes
Ton Regard est accueillante proximité, douceur émanée
En ce Tréfonds, qu’ai-je vu, en cette affable préciosité?
M’évanouis en Ta Faveur, Mon Seigneur, je ne l’ai mérité
Ta Présence m’anéantit, tout disparaît, sauf Toi, mon Roi
Je ne veux plus être, juste Toi en Toi, Souverain de mon Âme
Qu’est-ce donc cette ignorance, cette cécité, devenues Lois?
Mon Parfum, mon Retour, mon Origine, Passion qui se proclame
Je suis morte un si grand nombre de fois, fuyant l’absurdité
Fais-moi encore mourir, me sacrifier, échouer sur Tes Rives
Mon Océan, en ces vagues de La Noble Amitié, mon Bien-Aimé
Courbée sans honte, pleurant des Torrents, le Seul Amour sans dérive.

Naïla

Visions

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Illustration d’Edmund Dulac

Est-il un monde autre que ce monde?
Captive du Jardin embaumant, ma nostalgie
Courbée sur un chemin surgi des intenses ondes
Mes yeux plongent en ce Royaume né de la Nuit
Qui me donnera des nouvelles de mon Roi
Si ce n’est Le Roi lui-même, depuis l’autre rive?
Ces fleuves d’Amour que supportent mes sanglots
Ces torrents déversés depuis les vagues successives
Ces sursauts durant la traversée des profondes eaux
Ces houles effervescentes de douleur et de Joie
Éteinte en cette rumeur obsédante, mon exaltation
Et je tends vers Toi mes bras, mon Roi, je suis là
Et je m’évanouis en cette éternité, mon Roi
Le Ciel est l’écorchure de mes blessures
Une porte ouverte sur les réalités de Ton Azur
Élan Suprême jusqu’au Trône de La Roseraie
Des multitudes de saveurs éprouvées en cet Inspir
Le sol est jonché des verbes de Ta Majesté
Fluidité des pétales ondoyants lors de cet Expir
Lueur qu’un souffle fait légèrement trembler
Étourdissantes fragrances des tendresses de mon Aimé
Cette terre m’enveloppe de Ton Amour Incandescent
Le cœur s’offre en cette douceur, murmure qui se respire
Et je tends vers Toi mes Bras, ascension en cet été mouvant
Et je suis à Tes Pieds, ivre de Ton Mystérieux désir
Légèreté, suspendue en cette singulière Évocation
Et je suis en cet Ailleurs, Munificence des invisibles visions.

Naïla

Possible Amour

Ô mon impossible Amour, de cet impossible, Tu es né
Ô depuis cet impossible est apparu le Possible
Laisse-moi m’enivrer de ces mots devenus flèche et cible
Ô de ce qui semble perdu apparaît ce qui ne peut échapper
Retenu par les mains désespérées, Tu es le Fidèle qui répond à l’Appel
Ô mon impossible Amour, depuis l’orée d’un bois, j’ai vu le ciel
Dans ce qui est limité, se cache l’Illimité, comprends-bien
Aucune loi n’est vaine, car d’elle, s’ouvre le sentier gracieux
Courbé par le poids des peines, la loi devient le lien
Depuis les tourmentes, après maints efforts, l’âme découvre les cieux
Ô mon impossible Amour, je vacille encore, mais je Te trouve, Ami
Ô mon impossible Amour, écorchée, je T’ai tout abandonné
Pour l’Amour devenu possible, j’ai trouvé la Proximité, Lumière
Mon Aimé, comme est doux de T’aimer dans ce qui est possible
Sans faillir à la Destinée, sans perdre de vue cet Éternel Mystère
Je suis une paysanne qui laboure sa terre, et voit émerger l’indicible
Ô mon impossible Amour, le voile est tombé, et je sais, Ô comme je sais
Toute cette vie, abandon du désir, pour voir le Seul Désiré, je sais
Ô mon impossible Amour, j’aime me reposer à l’ombre du piédestal
Quelle fraîcheur dans cette invitation, au Palais du Roi est ma demeure
Vois comme la Clameur dépasse l’espace tout entier, Chant Ancestral
Tout ce petit corps pour Toi, s’étourdit des couleurs du Bonheur
Ô mon Possible Amour, je Te vois ici et là-bas, et Tu me gardes dans le Jardin
Cependant, il n’est pas plus grande joie, pour ce petit corps de chérir Ta Main
La garder sur mon cœur, et dans le silence, j’écoute les nouvelles de l’Éternel
Les perles sont comme l’échelle, prétextes pour cueillir les beautés fusionnelles
Le discours devient Ton Discours, entend celui qui peut entendre, Ô Conscience
Des milliers d’histoires dans le Livre qui fait mention de toutes sciences
Un vagabond est passé par là, a trouvé une magie au fond des bois
Puis s’en est allé, ébloui, s’évanouissant dans la Présence, le vagabond
N’a plus jamais parlé, est devenu un autre cheminant, et marche vers le Roi
Le murmure a pénétré le secret du cœur, il a pour compagnon un solide bâton.

Naïla