Au lever du Jour

'Forest on a Foggy Morning'♥

 

Tu as ouvert les yeux à ce monde et je T’ai vu. Tu as ruisselé des mots de Beauté et je les ai entendus. Tu as frémi au lever des Soleils empourprés et je T’ai contemplé. Tu as marché sur les givres légers du cœur palpitant et je me suis extasiée. Là où Tu voulais Te cacher, je T’ai trouvé. J’ai soulevé les drapés secrets et j’ai découvert tant de mondes. A chacun je me suis adressée et je T’ai aimé.

 

 

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Force vive

Une nuit nous vîmes imperceptiblement,
Tel un effleurement sublime, étincelant jaillissement,
Depuis L’Echo, Les Rives les plus intimes.
Un Jardin s’ouvre comme Enchantement.
Des rivières argentées, et des neiges en volute,
Des légèretés et l’insondable Mystère ondulant
Lors que des étoiles à La Voûte des profondeurs
Sur L’Eau, que les silences traversent,
D’Élégance en Fragrance, au délicat Toucher,
Lors que le Souffle ose à peine s’unifier,
Depuis les brumes du sous-bois onirique
Effluves d’une Terre puissante en sa latence,
Lors que Ta Poitrine reçoit les éloges fluviales,
Là, quand tu ne sais plus rien et que tes yeux s’abreuvent
Des douceurs du froid qui te garde en Ta Demeure,
Entends-tu L’Insolite, entends-tu La Force Vive ?
Des lumières sculpturales d’un Cerf qui se dresse,
Saisis-tu Son Regard implacable et l’entends-tu te parler ?
Lui, ou un Autre, Il est Le Langage de L’Union.
Des baumes en ces mots, lors que le corps épouse
Les intensités du Discours, lors que L’Oiseau t’appelle.
En Lui sont mille silences, et mille éloquences.
Son Cœur bat au rythme de Ton Désir.
La Nuit s’achève en L’Aurore qui soupire.
Je l’ai vue en L’Arbre de Ton Soleil.
Ici, à La Pointe du Jour, ici est notre Réveil.
Peu importe les pas qui glissent, les feuilles s’émerveillent
Des rayons qui les caressent jusqu’au bout de leurs Ailes.
Des nervures en ces parures et des lueurs d’Amour.
Cerf de l’incessant Mystère, mon cœur pleure La Beauté de Ton Regard.
J’ai pour Toi la fidélité du seul espoir.

Des forces de Ta Nature, je cueille Ta Patience.
En L’invisibilité de cet Autre Monde,
Il est un sourire qui ne trahit pas.
C’est au bout de Ton Respir
Que je suis à t’attendre.
Je suis née le jour où je suis morte.
Lors, les yeux s’exclament : 
Comme ce Jardin éclot éternellement de Ton Expir !

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normal_olenekskiy_ulus__rayon_ copyArmoiries du District d’Olenekskiy (Yakousie, Russie)

Transparence en Ce Monde (2)

 

Il est Un Verbe qui s’extasie des opulences de Sa Majesté !
Il éclot en Sa Toute Réalité et en Sa Toute Volonté.
– Es-Tu Désir, es-Tu Vénération en L’Essence, es-Tu Lumière, Es-tu Amour ?
Lors que Tout Commence sans puiser dans aucun Commencement, et Lors que Tout bascule,
Notre Roi est Transparence en ce Monde, et Il est Son Témoin.
Il est L’Ultime sans avoir de Fin, et Il est Sa Conscience, sans Être aucunement Rien !
Il est Le Langage qui frôle Les Ailes de La Perfection, occultée en La Toute Beauté !
Il est Le Nectar qui perle à la pointe de L’Aube.
Il est Les étreintes virginales des phosphorescences de Son Irradiance,
Lors que Les végétaux ont cette Éclosion secrète.
Il est un frémissement qui se cherche en La Lumière du Regard.
Les épanchements du Cœur demeurent Les Fleuves de Son Amour !
Les Iris et les Églantiers suintent de leur symbolique Présence,
Lors que Les bruyères épousent la caresse du Silence.
Ce sont les veines de la transparente vague des drapés de Son Passage.
J’ai vu le nœud d’un Arbre receler La Prunelle de L’Image.
Notre Roi est Transparence en ce monde.
Il est à ouvrir les coffres de La Mémoire.
Il a semé Les Quintessences des Lueurs du Règne Végétal.
Il a irrigué les sources bouillonnantes du Flux de L’Esprit.
Le Voici a rappeler en cette voix qui se poursuit.
Et je l’ai entendu rire des cascades du Cœur.
Sur les cercles que Les Cimes révèlent, voici La Puissance.
Elle se veut L’Incantation des Traditions de tous les Âges.
J’ai perçu Le Cri de L’Aigle qui survolait L’Étendue de L’Être.
Maintenant, Les voiles sont les mots de La Découverte.
Les Nénuphars courent sur les souches des Verdures de L’Amour.
Il est une Luxuriance qui vient de l’Amazonie des survivances.
Notre Roi est Transparence en ce Monde.
Les baies sauvages sont les secrets de La Promenade.
Voici les fruits rouges de La Latitude de notre Veillée.
Des points cardinaux de L’Ivresse et du Mont de Nos Souvenirs,
Le Regard est en cette Plongée qui s’unit à Son Ravissement.
Il est à occuper chaque principe de notre présence.
Sur les berges de nos pas assurés, Gloire et Munificence !
L’Esprit est Léger en cette inattendue chevauchée !

Transparence en ce Monde (1)

 

Notre Roi est Transparence en ce Monde.
Il a embrassé chaque nervure et déposé son Empreinte.
Il a essuyé les Larmes des Ruisseaux et unifié Les Roches.
Chaque herbe est un Chant si Puissant.
Des Arbres de Sa Générosité et des Brassées de Son Opulence !
Des Clapotis de L’eau et des Rais de Lumières,
Des couleurs de Ses Fleurs et des Nectars de Son Amour,
Des Scintillements de Sa Voix dans Les Clairières
Et des douceurs de son tapis de mousse !
Des Parchemins de Ses Écorces,
Des Fluidités des caresses de L’Aube.
Notre Roi a déposé les plus délicats baisers sur les pétales.
Il a fait des bouquets de La Quintessence au bord des chemins,
Parfumé les sous-bois du rubis des fraises,
Jeté par envolée des nues de Papillons,
Fait surgir des brumes de cascades,
Et s’abreuver Le ciel des Lacs de La Présence !
Notre Roi est Transparence en ce Monde.
Il est Le Souverain des fougères et des Orchidées,
Lors que Le Gardénia s’extasie des Virginales Aurores.
Il porte Les Ailes de La Légèreté et de La Nitescence.
Les Effluves ont Les Étreintes de Son Essence.
Il a dessiné les espaces de Sa Géométrie Infinitésimale !
Le Jasmin s’unit au Chèvrefeuille des Roses Perlées.
Les poussières de L’Or de Son Alchimie et Les brumes vespérales.
Les Vénusiennes Éloges et Les Opales de L’Âme !
Voici déferler en cette Force Ancestrale les Réalités Imaginales.
Lors que Le Cœur s’étourdit des Appels du Roi, il est à voir !
Ce sont Les Nuits Augurales et Les Chants de Sa Toute Pleine Gloire !
Notre Roi est Transparence en ce Monde.
L’Echo de Sa Voix se déploie encore sur chaque souffle animal,
Des textures de Son Éloquence sur Les Cimes des Hautes Révérences.
En ces soieries de Sa Plénitude, Lis, et comprends !
Il a fait frémir le velours du Cerf du fin fond des Forêts,
Puis donner à chaque oiseau une Gorge Généreuse.
Il tremble des Flux d’Amour en cette Extase !
Des brillances des Cristaux lors que Les Ténèbres sont leur Écrin,
Voici Les sublimités des Paroles du Règne Minéral.

Je ne Le quitte pas

 

L’Amour contient tous Les Univers.
Il est Le Tourbillon qui ne jamais commence,
Ni jamais ne s’achève, car Il est ce par quoi Tout tient.
Je L’ai rencontré et nous avons tantôt ri et tantôt pleuré.
L’Amour se ceint de mille voiles de pudeurs.
Je L’ai vu se courber sur les rives de l’indifférence.
Je L’ai vu partout tendre les mains.
Il est les petites fleurs jaunes, en la Verte Prairie, écloses, en mille Soleils Irradiants que l’on ne voit pas.
Je L’ai vu ondoyer sur les herbes folles de la Vallée Éternelle.
Je L’ai vu ruisseler en filets discrets et s’échapper par l’égout des villes.
Il regagnait, en vagues écumeuses, La Mer sauvage.
Il exultait de sa fougue vivifiante.
Il renaissait de La Force de Son Origine.
Je L’ai vu plier les distances et défier Le Temps.
Il est plus que Cela et encore, ceci et cela. Toujours !
Il marche incognito drapé de Sa Flamme incandescente.
J’ai croisé Son Regard.
Depuis, je suis Son Ombre.
Je ne Le quitte pas un seul Instant.
Il peut me ravir.
C’est Lui que je désire !
Et maintenant, silence !
Je L’entends qui murmure des « Viens ».
Je saisis Sa Main Bénie.
Elle est chaude de tous Les Cieux et de toutes Les Terres !
Elle est farouche des flots de L’Univers.
Elle est La Tempête de mes états.
Elle est ce qu’Elle fait de moi.

Sans jamais s’arrêter

 

C’est depuis ces entrailles que je T’Aime.
Celles-ci se sont éventrées de Ta Seule Réalité.
Où puis-je fuir, lors que tout à Toi me ramène?
C’est depuis toujours que j’ai senti cette poigne,
Lors qu’en ce Jardin, j’étais à Te quémander.
Je sais que Tu es Le Souverain de mon Âme.
L’es-Tu de ce cœur ensanglanté ?
Lors que je suis à rire, c’est de ma pauvreté !
Que m’importe comment d’autres sont à Te vivre !
En moi sont mille sauvages vagues qui sont à hurler !
Je suis souvent à m’esclaffer de mes propres élans singuliers.
Impétuosité des flammes de cet Océan déchaîné.
Si Tu n’es pas ici, je cours encore et c’est bras levés,
Que je suis à trébucher sur les écumes bouillonnantes
De ma mendicité. Est-ce folie ?
Je tiens, certains jours, le discours des affligés,
Et parfois, ceux qui exultent de Ta Radieuse Présence.
Dieu de mon âme, je ne voudrais pas d’une autre vie !
Tu as tous les droits sur celle qui marche sans jamais s’arrêter.
Que m’importe la poésie, et tous les mots que l’on enfarine.
Que m’importe les fausses révérences, je suis Ta sauvage !
C’est en cet ouragan que je suis à le plus T’aimer.
J’ai brandi l’épée de mes combats ultimes,
Que m’importe ce monde qui rugit des crimes de tous ses abîmes !
C’est en Toi que sont La plus sublime saveur et le plus enivrant des breuvages.
Ô mon vin et la coupe de Ta Munificence !
Je marche sans jamais m’arrêter.
Et je vous salue, vous qui êtes à lire tout ceci !
Ne perdez pas ce temps auprès de l’insensée.
Elle a fait vœu de déchirer tous les voiles de l’illusion.
Elle a fait vœu de vivre cet Amour et de Le Glorifier !

Mon Océan

JASON MARTIN, AMPHIBIAN 2005: a painting made of gel on stainless steel http://www.lissongallery.com/artists/jason-martin/:

Peint par Jason Martin

Il est Un Silence qui se conte dans l’Indicible
Fragments d’un parchemin confiné en L’Intime
Le murmure gracile des épanchements de L’Ultime
En L’Horizon devenu le monde du Tout-Possible
La brise est semblable au clapotis de L’Eau
Le souffle de L’Appel est Instant Suprême
Une descente de L’Âme comme un Secret Halo
Lueur devenue flambeau, révélant L’Extrême
Des cascades en ces myriades d’étincelles jaillissantes
Cette vie, dont les vertus se cachent de mille parures
En ce drapé, j’ai surpris mon Bien-Aimé, mon Azur
En ce Lac, Sa Volonté, en cette Souvenance poignante
Prétexte du devenir de L’Homme Parfait, ceci est Vérité
Se cache Le Trésor, ainsi, l’a-t-Il décrété, en Son Verbe
Émouvant en ces dunes apaisées, ces rivières argentées
Flottant en ces voiles de pudeur, en ces secrètes gerbes
Ton Regard est accueillante proximité, douceur émanée
En ce Tréfonds, qu’ai-je vu, en cette affable préciosité?
M’évanouis en Ta Faveur, Mon Seigneur, je ne l’ai mérité
Ta Présence m’anéantit, tout disparaît, sauf Toi, mon Roi
Je ne veux plus être, juste Toi en Toi, Souverain de mon Âme
Qu’est-ce donc cette ignorance, cette cécité, devenues Lois?
Mon Parfum, mon Retour, mon Origine, Passion qui se proclame
Je suis morte un si grand nombre de fois, fuyant l’absurdité
Fais-moi encore mourir, me sacrifier, échouer sur Tes Rives
Mon Océan, en ces vagues de La Noble Amitié, mon Bien-Aimé
Courbée sans honte, pleurant des Torrents, le Seul Amour sans dérive.

Naïla