Frère de L’Humanité

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J’ai vu en toi, la bouche qu’Il a tracée, et les yeux qu’Il a extraits de L’Obscurité.
J’ai vu en toi, le corps qu’Il a modelé et caressé.
J’ai vu Le Temps du jaillissement de ton incréé.
J’ai vu la douceur des effluves de L’Essence et La Nostalgie du Retour.
J’ai vu en toi, Son Souvenir vivace et Les Profondeurs de Ton Extase.
J’ai vu danser L’Âme en La Mémoire du Chant Primordial.
J’ai vu les soupirs de ton corps éploré et tes larmes de regrets.
J’ai vu L’Elévation qui ne saurait être déviée.
J’ai vu les secrets de Ton Nom Ultime et les pas de Ton Êtreté.
Ne te sépare pas de mon souffle, mon frère de L’Humanité.
C’est en toi que je Le trouve et que mon regard est transporté.
Ne te sépare pas du coeur de mon Amour.
Ne sois nullement étonné, car je t’aime de Lui qui est à t’aimer.
De toi, jamais, je ne me détournerai, Ô Frère de L’Humanité.

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Tragédie

                              Peinture d’Edmond Dulac

 

Il est une tragédie et c’est là que je vais.
Jamais je n’ai cessé de T’aimer et me voudrais
Aller vers Toi à tout jamais.
Est-ce bien Toi, Roi de mon cœur ?
J’aimerais épouser les seuls souffles de Ta Réalité.
Est bien pauvre celui qui n’a jamais aimé !
Je n’ai plus peur, car c’est ivre que je suis à T’appeler !
Je suis à pleurer ceux qui se sont perdus en L’Océan.
Toi, Tu es Le Seul à aimer et c’est en Toi que je veux reposer !
J’ai marché en ces visions de La Seule vague Jaillissante.
Ce sont les splendeurs en ce Regard de L’Empyrée.
Jamais, jamais, Je ne suis, un seul moment, à T’oublier.
Les souvenirs de Ton Intimité sont mon corps éploré !
Je suis à ce songe rivée, et c’est de plainte que Le Ciel m’a aspirée.
Est-il un plus fort et plus poignant Discours en Ta Lumière ?
J’ai abandonné ce corps décharné et me voici à Te mendier.
Les soies de Ta Révérence sont ma Joie et Ta Majesté.
Plus je suis à pleurer et plus je suis à ne vivre que notre mendicité.
Vois les mains tendues en La voûte de mon coeur solaire.
Prends-le, il ne sait Te résister, prends cette esseulée !

Je ne sais plus vivre depuis que je suis en ce dedans.
Je ne sais vivre qu’en Toi, mon Bien-Aimé !
Peu m’importe si je suis à penser, ou bien à n’être qu’un délire !
C’est ainsi qu’est ma Destinée, en cette puissante douleur.
Elle est de Joie à me tenir en Ta Seule cordée.
Sais-je autre chose faire, lors que mes pas sont Ton Sentier ?
C’est en Toi que je suis à fondre sans jamais me dissoudre.
Quelle est donc cette fièvre de nos langueurs, mon Bien-Aimé ?
Appelle encore celle qui ne sait plus que T’aimer !

Les écueils ne sont plus que les victoires de mon Amour !
Est-il un autre en qui je destine les aspérités de mon cœur ?
Je suis à ne plus rien savoir et subsiste en L’extase de Ton Ivresse.
Ô Ton Amante est à T’implorer de ne plus T’éloigner !
Je suis en ce Lac de Ta Beauté et je sais m’y noyer !
Je n’ai plus peur, car il n’est de Tragédie qu’en ce leurre.
Vois comme je suis à Te livrer les affres de mes langueurs.
Ce sont les flux de La Vie en Toi qui sont à me capturer.
Vois comme je cherche encore Ton Appel !
Étreins-moi et ne jamais ne lâche cette insensée !

L’Océan des Abondances

                       Aquarelle de Thomas W. Schaller 

 

L’Océan a ces ourlets de L’Infini,
Lors que La conscience est à pérégriner,
Il est un couloir qui se prolonge en La Symphonie,
Des Firmaments que révèle le feu déterminé.
Ainsi, les Anciens se sont abreuvés au Tabernacle.
Sont-ce Les Exaltations fluviales d’une Fleur ?
Sont-ce Les Grâces des effluves qu’annonce L’Oracle ?
Sont-ce encore les ondes que déploie le secret du Cœur ?
D’une Sacralité, voici Le Pouls du Monde et voici encore Son Echo.
Depuis La Céleste Niche et depuis les coupes d’où coule Le Vin,
Ces rivières de L’Océan des abondances, L’Océan des mille Flots,
Depuis les épanchements du mouvant, lors qu’il est une marche,
Depuis les suintements vocaux et depuis la fluidité d’un Parfum,
Depuis cette Main, Corolle des Sens, lors que s’évade une Larme,
Voici les jaillissements que seule clame Le Chant du Chant !
Sont-ce Les ailes d’un Ciel qui se mêle au Noble Limon ?
Sont-ce encore Les Souffles, lors que Le Vent est l’entier Frémissement ?
Sont-ce Les quintessences des Oraisons de L’Âme des Ébullitions ?
Des Voyages et des Voyages en cette ébauche du Sentier.
Sont-ce les pas sur un tapis que des soies ondoient ?
Sont-ce les traces des mots qui se sont alignés, et qui ont parlé ?
Depuis les flux du Premier Monde, en ce qui flamboie,
Depuis les Sources de La Sagesse, lors que tout s’en revient,
Vois, et encore vois, comme Le Tout est une sublime esquisse.
Vois comme La Perfection est une Offrande qui se sublime,
Lors que chaque perle est une Conscience sans fin,
Et qu’il est encore cette aspiration née d’un champ de ruines,
Lors que La Connaissance est Le Pur déploiement de toutes prémices.
Vois La Singularité des éléments, et vois les multiples de Sa Beauté !
Vois, comme La Lumière est Réjouissance, et vois, comme Il est à veiller !
Vois comme se contemple Le Contemplé en Son Regard évanoui.
Il est à occulter les réalités des voiles de La Distance.
Vois comme se concentre La Transparence en une seule Nuit,
Et vois comme se consacrent les ombres et les clartés de La Munificence.
Sont-ce ces vagues qui célèbrent Les Perpétuelles fécondités,
Des mondes que La Mémoire est encore à retrouver ?
Silence des seuls états du moment, lors que Le Temps est Un Mouvement,
Lors qu’il se dilate en cette Union et du Tout possible de Sa Bonté.

Les Larmes d’une sirène

                          Illustration de Sulamith Wulfing

Sais-tu ce qu’est Le Chant d’une sirène ?
D’elle ont perlé les flux de la mélancolie.
Sais-tu comme Les Profondeurs ont voilé ses langueurs ?
Les muettes imprécations sur les lèvres de la folie,
Lors que son Âme connaît les rives sereines,
D’un Autre Monde, dont les effluves réveillent le cœur.
Ces pauvres marins jetés à L’Eau, ivres du Chant !
Ils ont plongé dans les gouffres de leur propre conscience.
Il est une Lyre qui porte si loin les ondes aux firmaments,
Le corps peut-il vivre sans les étapes du Voyage ?
Comprends-bien ce qui vient d’une véritable obédience.
Comprends-bien les Appels d’un autre Âge.

Les suaves vertiges de L’Onde qui sont Ta Lumière,
Épousent chacune des éclosions de Ta Majesté.
C’est à Toi que Tout revient, Glorieux Témoignage !
La Révérence de L’Éloge et de La Grâce de Ton Mystère,
Sont les mélodies des Cieux que nous content Les Sages.
En La Vibrance des larmes de Tes suppliques abondantes,
Lors que les âmes s’atrophient dans le désert des ténèbres,
Les illusions sont le choix de l’orgueil devant Ta Munificente
Royauté, et voici les secousses de L’Insurmontable,
Lors que Tes Louanges sont Les Quintessences de Ton Unique Amour.
Toutes les saveurs de Ton Illustre Rayonnement inimitable,
Lors que les Mondes s’approchent et Te veulent Te contempler.
Tu es Celui qui en la palpitation de Ton intime Discours,
Maintient La Création en Sa perpétuelle Réalité.
Les rivières de Ton Immanente Beauté m’ont ravie.
Je suis suspendue en La Vision de Ton Auguste Vénusté.
Le cœur se dilate en La Perle du Lotus qui a suinté.
Des jours qui s’enroulent aux savants éclairages de La Nuit,
Lors que Ton Pollen d’Irradiance nous détourne à tout jamais,
Des tiédeurs de L’Usurpateur qui use de stratégies innommables.
Ô fils d’Adam, renies-tu La Noblesse de Ton Origine ?
Il est une argile qui est Recueil du Premier Transpir,
Lors que Le Souffle sublime en cette Haleine Divine,
A insufflé La Merveille qui est à Se Célébrer en ton Corps.
Ne sois pas L’Ingrat, ni ne nie Les Hiérarchies de Sa Manifestation.
En posant ton être délicat sur le seul linceul de Ta Virginité,
C’est en cette tremblante Reconnaissance que tu es encore,
En ce Soleil des Aubes de Ta pleine Vérité, La Prosternation.
Je t’offre La Rédemption d’une mémoire disloquée.
Sur les incohérences de ton âme troublée, je t’appelle,
Ô fils d’Adam, tu es Sa Gloire Céleste qui hérite de cette Terre.
Je t’appelle depuis le fond du fond de L’Êtreté, cet Éternel,
En ce Livre-Mère dans lequel plonge Le Calame de L’Éther.
Ce sont des larmes de sang qui baignent en ce Soleil Rougeoyant.
En ces drapures de L’Océan d’Amour émouvant,
J’ai vêtu toutes les parures, et cette voix se lamente
Des griffes acérées de ton indifférence.
Je t’aime, Ô fils d’Adam et mes tresses sont la véritable Cordée.
Sur les écumeuses émotions de L’Incendie de ma déchirure,
Je t’aime et pleure les stupeurs de ta conscience.
Mes yeux ont raviné ce visage éploré.
Fils d’Adam, lève-toi, et viens sur Les Eaux de mes blessures.
Il est Le Premier qui sous le manteau de la mendiance,
Il est Le Premier qui pleure, las, ton insouciance.

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Océan sans rivage

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Voir aussi sur Noblesse et Art de l’écu

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Blason de Jason Jay St. John Kennedy Crummey
(Terre-Neuve et Labrador, Canada)

Le Voyage dans les Étoiles

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Toute chose que tes mains veulent enserrer se change
En fine poussière qui s’écoule dans ton sablier,
Inexorablement, quand même combien étrange
Te semblera cette loi que rien ne peut plier.

Entends, il n’est qu’une chose qui à jamais demeure ;
L’intention de ton âme en son acte d’être.
Et quand sonnera de ta vie la dernière heure,
Elle sera l’unique compagne en tes aîtres.

Vois, l’Océan monte et le ciel verse ses larmes ;
Hissons le regard et peignons nos écus aux armes
Du Roi Venant : de Lumière au Sourire brochant.

Levons l’ancre car le Voyage dans les Étoiles
Continue ; et tandis qu’au vent claquent les voiles,
Monte du ventre de la nef le plus beau chant.

 

Marc

 

Voir aussi sur La Nouvelle Héraldie ou Noblesse et Art de l’écu

et Naissance et connaissance

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Blason de Paris sous le IIe République (1848-1853)