L’Amant

周淑媛-荷塘觀音菩薩-絹

 

 

Où le vent emporte L’Amant,
voguent en ces vagues, les Cieux.
Qui n’a plus de rame,
Emporte-le loin où Tu veux : 
D’Amour est éprise son âme.

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Sororité

Dans ces yeux où brille une étoile que l’inquiétude pâlit, je vois toujours ces terres caressantes dont les courbes vallonnées ouvrent des horizons insoupçonnés ; dans cette bouche au sourire vacillant coule toujours ce miel aux mille senteurs des prés de la saison belle, quand, t’en souvient-il, heureuses et insouciantes, nous allions par les chemins dérobés et les sentiers oubliés, dans la fraîcheur bienfaisante des sous-bois où s’épanouissait la fleur blanche ; et ces mains jointes aux doigts parfois serrés me font toujours penser à une flamme de chair en laquelle les ardeurs viennent assagir leur incandescence, pointées en oraison vers la hauteur, tandis que nos regards étaient tournés vers la profondeur ; nous cherchions au cœur de nos mots encore verts le silence d’or de la maturité tranquille ; nous voulions donner à nos gestes naissants toute la noblesse du mouvement juste. L’espace qui nous habitait nous traversait et s’étendait au-delà de notre petite mesure. Nous désirions entrevoir les rivages de l’éternité, que la providence accorde parfois à la vue des mortels. Nous réalisâmes que nous étions le même être qui jouait à se décliner en chacune de nous et savions alors que plus rien ne serait comme avant. Nous avions changé de monde et le monde avait changé de nous… Cela nous fit tant rire que nous en eûmes le ventre meurtri. Nous nous traitions de folles mais nous ne l’étions pas. Cette lumière nous éclaire toujours et à jamais. Oui, ce jour-là, nous découvrîmes ce qu’est vraiment la sororité ; et par la suite, nous apprîmes également qu’il n’est rien au monde de plus rare et de plus précieux. Il est ainsi des choses que plus rien ne saurait défaire ni délier, quand même nous le voudrions nous-mêmes. Mais ni toi ni moi ne le voulons car on ne renonce pas à sa propre nature, tout comme la Nature ne renonce jamais à la sienne. Un jour, les hommes l’apprendront. À leurs dépens, je le crains bien.

Marie-Louise

 

Fortitude

Comme je voudrais que fussent gravés dans la pierre
Tous ces instants magnifiques où nos deux êtres
Se découvrirent consanguins, en leur plus foncière
Nature, et jurèrent de n’avoir d’autre maître

Que l’Irréductible en lequel la conscience
Libre franchit les portes de la perception
Et transcende toutes les échelles de l’apparence.
Le chemin des étoiles est voie d’initiation.

Heureux ceux qui en ces temps d’extrême solitude
Jouissent d’un lien qui leur donne l’intérieure fortitude !
Telle est la haute vertu d’une vraie sororité.

De même, nous demeurons liées à tel frère d’armes
Avec qui nous partageons le pain et les larmes ;
Pour nous n’est pas un vain mot la fraternité.

Justine

Messagerie - koala safari - Outlook

En L’Âme qui ne sait aucunement se lasser,
L’Amie, des années qui ont passé, des voyages,
Des nuits qui ont veillé des flammes de nos âges,
Des pleurs dans ces envolées émerveillées.

Des marches que nos pas ne savent plus compter.
Notre douce complicité en nos prières,
Même nos grands remous ont sondé nos paupières
Des épreuves que l’on ne sait plus raconter.

L’Amie qui tient la main en ces petits pas,
Et qui court sur les ondes au delà du trépas.
L’Amie, une Lumière qui noue notre amitié

D’un Flambeau qui se veut notre ultime Espoir,
D’un Monde Nouveau, en cette Sororité.
Un jour, je te vis et m’émus de ton regard.

Océan sans rivage

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Chant de La Mère

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Car il est une Charpente et Son Menuisier.
Car il est une Vallée et Son Fleuve.
Car il est une Montagne et Son Sommet.
Car il est une Couleur et Sa Coupe.
Car il est une Chair et Son esprit.
Car il est une Mère et Son Enfant.
Car il est un Cœur et Son Âme.
Car il est un parfum et Son Essence.
Car il est une Vie et Son Sens.
Car il est une Mort et une Renaissance.
Car il est une Lumière et Son Origine.
Car il est un Verbe et Son Discours.
Car il est un étonnement et Sa Finalité.
Car il est une crucialité et Sa Présence.
Car il est une palpitation et Son Amour.

Je marche au devant de La Solennité des pas,
Des prières qui chantent le cœur surpris
Des solitudes de La Nuit et l’étrange amnésie.
Sur les ondes depuis L’Éternel, quand La Voix
S’élève des indifférences et que se cherche L’Amour.
Je marche en cette douleur, et nul ne sait La Délivrance
Qui vient des heures de Son Audience.
Je tiens en mon âme L’Esseulement de L’Alchimie,
Des veilles de ma certitude et de mon Abandon.
Sur les rives de ma constance et de mon Aspiration
J’avance et c’est Lui qui chante ma Nostalgie.
Elle tient mon cœur alerte des réalités de Sa Nuit.
Je chante L’Ancien, sur ce tapis de L’intimité,
Et j’oublie mon corps qui est par Lui visité.
Des douceurs de cette marche, de cette itinérance,
Est L’Esprit à La Pointe de Sa Lumière qui ne jamais trahit :
Il est Celui qui renouvelle chaque Cycle, et Son Royaume anoblit
Du plus infime, jusqu’au lointain des Terres, en Sa Main ouverte
L’Élégie des Roseraies Célestes est en Cette Aube offerte.

La Mère porte L’Enfant et L’Enfant porte La Mère.

Alanguissement

N’aie crainte de traverser Les Ténèbres qui sont La Nuit de Ton Inconnu, ni n’aie crainte d’entrer dans l’obscurité de Ton Âme. La Nuit s’abandonne de l’intrépidité du cheminant, puis s’éclaire des soleils de Ton Aspiration. Alors, L’Aube est Ton Éternité !

 

Alanguissement des âmes est Signe de Providence.
Des couleurs de L’Hiver qui nous étreignent de Réminiscence.
Voici Le Ciel qu’offrent les yeux de la Présence.
L’Onde des Arcs parle.

Je n’ai pas de vie en ce monde.
C’est en La Solitude que s’élève Le Regard.
Vois comme les pieds sont légers de Ton Espoir.
Ici, L’Âme reconnaît et plonge
Dans Les Nues éthérées.
Oiseau de Beauté !
Tu ramènes les Joyaux d’une Épopée.

Mon Âme des Réalités de L’Amour !
Le Vent irrigue L’Unique Jour.
Ont-ils compté ?
Un Seul instant qui n’a jamais cessé !
Ô Perception des Silences du Monde Occulté !
Cueille Ce Jour et… contemple en L’Éternité.
Une feuille doucement glisse sur Le Fleuve de notre Discours.
Bois en La Lumière du miroir pacifié.
Une Perle, vaste comme L’Infini,
Suinte à Ton Front transparent.
La Voix court et frémit de L’Amour.