Les Larmes d’une sirène

                          Illustration de Sulamith Wulfing

Sais-tu ce qu’est Le Chant d’une sirène ?
D’elle ont perlé les flux de la mélancolie.
Sais-tu comme Les Profondeurs ont voilé ses langueurs ?
Les muettes imprécations sur les lèvres de la folie,
Lors que son Âme connaît les rives sereines,
D’un Autre Monde, dont les effluves réveillent le cœur.
Ces pauvres marins jetés à L’Eau, ivres du Chant !
Ils ont plongé dans les gouffres de leur propre conscience.
Il est une Lyre qui porte si loin les ondes aux firmaments,
Le corps peut-il vivre sans les étapes du Voyage ?
Comprends-bien ce qui vient d’une véritable obédience.
Comprends-bien les Appels d’un autre Âge.

Les suaves vertiges de L’Onde qui sont Ta Lumière,
Épousent chacune des éclosions de Ta Majesté.
C’est à Toi que Tout revient, Glorieux Témoignage !
La Révérence de L’Éloge et de La Grâce de Ton Mystère,
Sont les mélodies des Cieux que nous content Les Sages.
En La Vibrance des larmes de Tes suppliques abondantes,
Lors que les âmes s’atrophient dans le désert des ténèbres,
Les illusions sont le choix de l’orgueil devant Ta Munificente
Royauté, et voici les secousses de L’Insurmontable,
Lors que Tes Louanges sont Les Quintessences de Ton Unique Amour.
Toutes les saveurs de Ton Illustre Rayonnement inimitable,
Lors que les Mondes s’approchent et Te veulent Te contempler.
Tu es Celui qui en la palpitation de Ton intime Discours,
Maintient La Création en Sa perpétuelle Réalité.
Les rivières de Ton Immanente Beauté m’ont ravie.
Je suis suspendue en La Vision de Ton Auguste Vénusté.
Le cœur se dilate en La Perle du Lotus qui a suinté.
Des jours qui s’enroulent aux savants éclairages de La Nuit,
Lors que Ton Pollen d’Irradiance nous détourne à tout jamais,
Des tiédeurs de L’Usurpateur qui use de stratégies innommables.
Ô fils d’Adam, renies-tu La Noblesse de Ton Origine ?
Il est une argile qui est Recueil du Premier Transpir,
Lors que Le Souffle sublime en cette Haleine Divine,
A insufflé La Merveille qui est à Se Célébrer en ton Corps.
Ne sois pas L’Ingrat, ni ne nie Les Hiérarchies de Sa Manifestation.
En posant ton être délicat sur le seul linceul de Ta Virginité,
C’est en cette tremblante Reconnaissance que tu es encore,
En ce Soleil des Aubes de Ta pleine Vérité, La Prosternation.
Je t’offre La Rédemption d’une mémoire disloquée.
Sur les incohérences de ton âme troublée, je t’appelle,
Ô fils d’Adam, tu es Sa Gloire Céleste qui hérite de cette Terre.
Je t’appelle depuis le fond du fond de L’Êtreté, cet Éternel,
En ce Livre-Mère dans lequel plonge Le Calame de L’Éther.
Ce sont des larmes de sang qui baignent en ce Soleil Rougeoyant.
En ces drapures de L’Océan d’Amour émouvant,
J’ai vêtu toutes les parures, et cette voix se lamente
Des griffes acérées de ton indifférence.
Je t’aime, Ô fils d’Adam et mes tresses sont la véritable Cordée.
Sur les écumeuses émotions de L’Incendie de ma déchirure,
Je t’aime et pleure les stupeurs de ta conscience.
Mes yeux ont raviné ce visage éploré.
Fils d’Adam, lève-toi, et viens sur Les Eaux de mes blessures.
Il est Le Premier qui sous le manteau de la mendiance,
Il est Le Premier qui pleure, las, ton insouciance.

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Océan sans rivage

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Voir aussi sur Noblesse et Art de l’écu

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Blason de Jason Jay St. John Kennedy Crummey
(Terre-Neuve et Labrador, Canada)

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Adam

divine couple:

L’Empreinte de Ses mains
Je Les trouve encore en Cette Caresse
Pétrissage Puissant de notre Argile
Lors que tous les éléments s’unissent
De Feu tremblant, de Suée suintante
Lors que l’ondoiement de L’Air s’y mêle
La Lumière parachève L’Oeuvre
En Ton Repos, Noble Argile
Des milliers d’années en ce Levain
Lors que La Visite du Grand Artisan
Apaise les violences d’un démon
Sa jalousie devant L’Art du Maître
Empoisonne déjà sa resplendissance
Des milliers d’années à nous unir
Suis-je à compter cette Éternité?
Ô ma Terre, en Toi, je suis née
En Toi, je veux demeurer
Lors que la Paix est notre Félicité
Ton Nom est ma Lumière
Toi, le Père de L’Humanité
Lors que les Mains du Bien-Aimé
A extrait de Tes Reins toute Ta Postérité
Je suis aussi ta lumière et je suis à T’aimer
Je garde La Mémoire Vive de Notre Jardin
Ses mouvances Edenniques
Nos Étreintes, lors que les ruisseaux
Devenaient nos miroirs éthérés

Adam, Ève Te cherche encore
Ses Nuits nourrissent les Souvenirs
Toi, La Citadelle de son Corps
En L’Éclosion d’un Monde Nouveau
Sur Les Rives lors que Le Temps soupire
Adam, Ève T’appelle, le supplice est grand
Est-il plus cruel tourment pour Ton Aimée
Toi, Le Soleil irradiant, Plaine du Firmament
Ton Amour est Large de cet Azur Unifié
Depuis les forces de L’Origine, Son Jardin
Est descendu, Cette Chute n’est pas un Châtiment
Entends le cœur ému qui s’en souvient,
Même les larmes sont les fleuves de L’Amour
En La Tendresse Sublimée, en La Réalité d’un Discours
En toutes choses est La Splendeur d’une Vision
Quelle amertume en ce souvenir de La Lumière?
Son Regard croisant le mien est Astre Solaire
Et je fonds et je m’éteins en cette Pleine Union
En L’Eclipse des Astres, La Prunelle contemple
Ce que des milliers de voiles dérobent à L’indiscret
Ève en Ta Complétude est L’Unité de Ton Temple
En Son Âme, La Corolle est Le Paradis retrouvé.

           Naïla