Ma forêt est une cathédrale

mystic forest

Ma forêt est une cathédrale
Aux mille colonnes d’arbres
Et ma vie un dédale
Aux mille sourires de marbre.

Ce matin, je rencontre l’été
Au détour d’un chemin creux.
La bouche fendue, l’échine voûtée,
Il traîne son spectre terreux.

Le soleil vieillissant d’août
Effleure sa mer de cimes,
S’y infuse et s’y déroute
Jusqu’au bout du rayon ultime.

Mes pas écrivent sur le sable rose
Du chemin profond un poème mouvant,
Où la trace furtive se métamorphose
En signe de vie brouillé par les vents.

Sous un dôme rocheux serti de galets,
Je médite sur les sillons de ma vie
Hantée de nuits et de feux-follets,
D’étoiles semées et de lunes qui rient.

Sous une voûte de chênes
Marqués du signe fatal
S’ouvre un sentier qui me ramène
Aux prémices d’un exil hivernal.

Cette saison est une femme chaude
Qui vous enivre de ses effluves.
Ah ! ne revienne l’hiver d’exode
Et demeure le brûlant de l’étuve !

Marc

Porte

mystic gate

Certaines choses peuvent te mener en vallée rieuse
Où l’onde tranquille des collines apaise le regard ;
Nul chemin hasardeux, nulle forêt périlleuse
Ne guettent le voyageur épris et plein d’égard ;

Et l’horizon, loin d’en dessiner les limites,
S’y plisse en douceur et semble un sourire franc
Ouvert à la promesse de ce qu’un ancien mythe
Nomme les Jardins d’Arcadie, que bien des errants,

Chercheurs de Vérité, Chevaliers solitaires
Ont honoré lors de leur passage en ces terres.
Mais bien redoutable en est la porte d’accès

Car elle peut aussi mener l’âme emplie de vide
Vers la désolation du lieu le plus aride
Qui scellera sa vie par un ultime verset.

Marc

Voir aussi Porte épiphane sur La profondeur

Door-to-infinity

En ce Jardin

Wilhelm List_“The_Offering”Peinture de Wilhelm List (1864-1918), L’offrande

Aucun chemin tracé ne mène en ce Jardin,
Aucun mur ne le clôt et nulle porte n’y accède ;
Il est inaccessible au regard mondain.
En levant les yeux vers le milieu d’Andromède,

L’on y peut entrevoir l’ancienne Dame des Cieux ;
C’est en son autre partie que la clef se trouve,
De même solarité que la Rose de ces Lieux.
En chaque instant est une Éternité qui couve.

Mille roses ouvrent leur blanche corolle à mille Soleils ;
Chacun a son éclat à nul autre pareil.
Telle est la Profusion : rien qui ne soit Unique.

Ce Jardin est loin d’être toujours paisible,
Il est secoué par des remous terribles ;
Parfois, en ses entrailles grondent des forces tectoniques.

Marc

Effluve silencieux

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Le silence lors que l’effluve nous parvient
Immobilité en cet instant crucial, effleurement
Se respire, s’entend en ce doux ruissellement
Présence de ce qui se rencontre ici, tu te souviens?
Floraison d’une flamme, Chant d’un Rayonnement
Sublime effet quand chavire le Son ultime
Ardent Souffle de L’Aimé, est consentement
Complicité en ce Rapprochement intime
Palpite ce cœur d’éprouver ce toucher
Ondulations qui s’en retournent vers l’Origine
L’oiseau est toujours ivre de boire l’éthéré
Il plane, libre d’abandonner cette ruine.

Naïla

Intensité silencieuse

images

Peinture de Freydoon Rassouli

Ici parfum d’une multitude

L’Esprit est l’Intime proximité

Ici est pleine certitude

L’Amour est exalté

 En L’unique Intensité

Au coeur de toute Beauté

Je tremble des vertiges d’un monde

Quand Ciel et Terre sont unifiés

Ici est Force silencieuse du Mystère de l’Onde

Vibration des éléments quand la voix appelle

Au coeur si précieux des rondes sublimées

Les ailes sont tel un pont s’élançant vers le ciel

Õ Bonheur du Firmament intérieur

D’autres sphères sont visitées

Lumière Éternelle que gagne L’Ardeur

Le voyage a des effets que recueille le coeur.

Naïla

Ardente Profondeur

White angel

Ici, plénitude de La Magnificence
Ivresse d’une poitrine qui s’élargit
Lors du Chant généreux de la nuit
Se déploient les ailes de la naissance
Oiseau, ton Destin est cet envol amoureux
Ici, folie de se vivre sans limite dans l’Adoration
Ici, en l’instant s’abandonne en l’onde des cieux
Le vent est l’ami des oiseaux de la Contemplation
Fougueux, fermant les yeux, porté par l’Echo
Palpitation d’une joie que transporte le cœur
Le Pays de l’Ami est droit devant, sans vain mot
Cela est Beauté langoureuse, ardente profondeur
Oiseau qui se laisse porter par Celui qui porte
S’émerveille de sentir la caresse de L’Aimé
C’est de voir que jaillit L’Amour, Lui qui t’attire
Son toucher devient Grâce qui te fait vivre de la sorte
Toi qui ne sait où le trouver, tandis que Lui te fait venir
Vibration de l’onde est gage de la destinée.

Naïla

Le sanglot des orphelins

Coran,Sourate 93 : La Clarté Du Matin – Al-Duhâ
Au nom de Dieu, le Miséricordieux, le Clément.
 « Par la clarté du matin !
 Par la nuit, quand elle est calme !
 Ton Seigneur ne t’a ni abandonné, ni repoussé.
Certes, la vie future est meilleure pour toi que la présente.
 Le jour viendra où ton Seigneur t’accordera Ses dons et où tu seras
satisfait.
Ne t’a-t-Il pas trouvé orphelin et, alors, procuré un refuge ?
 Ne t’a-t-Il pas trouvé errant et, alors, guidé ?
 Ne t’a-t-Il pas trouvé démuni et, alors, enrichi ?
L’orphelin, ne le traite donc pas avec dureté,
 le mendiant, ne l’éconduis donc pas,
et les bienfaits de ton Seigneur, proclame-les ! »

Sufism - A Mystic form of love

Nous vivons une période de chaos indéniable et pourtant paradoxalement, nous ressentons les effets de la Lumière.
Pour qui sait regarder, entendre, toucher, respirer, la Lumière est ce contraste avec l’ombre.
Décelable. Atteignable. Qui se donne sans compter en ce silence intérieur, quand tout est posé.

Nous sommes l’enfant du siècle tâtonnant pour vivre pleinement notre Destin.
Nous avons joué avec le temps et l’espace comme tout le monde.

Nous avons scruté le ciel en cette nostalgie.
Nous avons marché, couru, parfois emporté par le Vent Messager.

Nous avons hoqueté de sanglot en une muette interrogation.

Parfois, un cri était lancé. Parfois, un éclat de rire.

Nous avons courbé l’échine. Le sang a coulé.

Nous avons joué encore avec le temps, ou bien le temps a-t-il joué avec nous?

La Quête est une flèche lancée depuis longtemps qui retrouve archer, arc et cible.

Nous n’avons pas oublié.

Cela était là, cela a toujours été, et cela sera encore.

En ce discret sanglot, émotion cristallisée. En ce pur moment, le temps ne joue plus, le temps est juste une seconde fécondée en l’Infini.

Perfection de ce qui EST imperturbable, hors du temps, BEAU, PUR, VRAI, JUSTE, AMOUR.

Nous sommes les enfants de l’ignorance, découvrant cette Majesté, cette Beauté, dans la simplicité de l’Amour qui se cueille et se cueille en la réciprocité du recueillement.

Sanglot dans un tressautement de joie et d’extase amoureuse.

Nous buvons en une Coupe Pure, une Coupe innocente, une Coupe d’Amour, paradis rencontré, retrouvé?

Nous sommes les orphelins de la science, de toutes connaissances, et soudain,  IL s’offre avec tant de Générosité, tant d’Amour.

Nous ne LUI présentons rien, car nous sommes définitivement Rien.

Nous venons avec nos cœurs tremblants, nos cœurs si pauvres, si misérables.

Il est Le Seigneur des orphelins.

Il nous prend la main.

Nous ne savons que Le remercier.

Un Présent qui nous dépasse.

Nous sommes le sanglot des orphelins.

Nous sommes la joie des orphelins.

Nous TE Remercions ô Roi Magnanime, Roi Miséricordieux, Roi Amoureux, Fidèle, Patient devant notre misère.

Notre misère nous fait TE rencontrer dans Ton Mystère. Notre misère nous fait T’aimer de toute notre pauvre misère.

Création au sein de la Création
Se féconde l’Esprit en l’Instant
Beauté Sublime d’une Lumière
Tout est nouveauté et Mystère
Tout est Majesté de L’Amant
Rose Vivace en cette attraction

Naïla