Où sont donc passées les heures ?

A Mère, partie sur l’autre Rive, le 19/11/2020

Où sont passées les heures,
Mais où donc sont-elles passées,
Celles que je n’ai pu retenir,
Où sont donc passés ces jours,
Mais où donc sont-ils passés,
Dans le tourbillon de Ton Œil,
Que je n’ai pas su retenir,
Ni par mes larmes,
Ni par mes fuites,
Où sont passées mes caresses,
Mais où sont donc passées le parfum doux de tes bras,
Où sont donc passés les soubresauts de mon cœur,
Quand tes cheveux d’ébène ondoyaient sur ma joue,
Où sont donc passés ces moments,
Ceux que je n’ai pu retenir ?
J’avais beau marcher là-bas,
Je restais auprès de toi,
Cachée quelque part au sein du souvenir.
Où sont passées les rivières de ton satin,
La blancheur de ton visage,
L’écume nacrée de ta douceur,
Mais où sont donc passées nos joies,
Nos désirés murmures dans le sein chaud,
De ta fleur de pudeur,
La fragile pensée évasée au gré du jour ?
Où te retrouverai-je dans la vastité de notre océan ?
Mais où donc te retrouverai-je,
Moi qui te gardais dans mes détours,
Mon corps éperdu de toi ?
Mère,
Dans le Soleil ardent de notre Silence,
Dans la Lune baignée de nuit,
Dans le couloir du fleuve d’une autre Rive,
Je glisse à plein bras,
Jusqu’au bout avec Toi.

4 réflexions sur “Où sont donc passées les heures ?

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