Supplique

Peinture de Józef Simmler (14 mars 1823- 1 mars 1868, Pologne)

J’ai soudain perçu la voix,
Chante mon Ami !
J’ai soudain perçu la voix,
Dans les landes vertes d’autrefois,
Dans les sentiers boisés de Tes pas,
Je T’ai attendu du fond de ma nuit,
Comme terrée de langueur,
Suave à mon cœur, mon Ami,
J’ai tendu la main dans le noir,
Entends-Tu mon chant ? il est à Toi.
Quand je L’ai entendu, mon Ami,
Je n’ai pas su rester loin de Lui,
J’ai offert à la perle de notre douleur,
Les quelques moments que quémande la tourterelle,
Vois-tu comme palpite sa gorge de tendresse,
Évanouie par la tremblante mélodie ?
C’est là que gît, sous les feuilles du lierre
La parole d’un mendiant d’autrefois ;
J’ai ouvert les paumes à l’offrande,
Et c’est  bien une vague qui m’atteignit,
Lors que les frissons de l’aube nous poursuivent,
Cheval de l’autre monde que conquièrent,
Nos pleurs dans les brumes solitaires,
Je l’ai encore entendue, cette voix ;
Dès lors, je sais qu’à Lui je veux revenir ;
Mais Ami, perçois-tu mon désarroi ?
Car en toutes choses, je Le vois.
Mon tourment est grand, mon Ami,
Viendras-Tu m’enlever au supplice ?
Viens, il me tarde de retrouver Ton Visage,
Quand rien ne peut nous séparer,
L’Amour ! Lui-ai-je lancé sans cesser de pleurer :
Ô L’Amour ! c’est en Toi que finit ma supplique.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s