Leurre

Je t’avais attendu,
Les arbres jouaient.
Parfois j’étais étendue,
Le ciel parlait.
Comme les yeux s’allumaient,
Des réalités du cœur,
Et la voix murmurait,
Les suaves propos.
Qui a joué avec les furets ?
Qui a pianoté sur le clavier
Les heures précieuses ?
J’ai vu un lézard,
Un autre sur le muret,
Le soleil dans les collines,
Les heures indécises,
Près de l’arbre et des bosquets,
Les pierres que frôlent les primevères,
Les pierres fabuleuses fables de nos ancêtres.
Je t’avais entendu,
Dans le creux des siestes,
Quand les mots se heurtent.
Illusion de mon illusion
Au songe de mes aspirations
Je t’ai vu,
Dans la simplicité de l’heure,
Tu as dit vrai.
Comme est beau ce qui a devancé !
Le regard s’est défait de tous les leurres,
Mais si leurre est,
Mien, il est aussi désormais.

Le Poète dresse fièrement dans le sein de La Matière, les fibres du firmament et joue sans plus attendre. En ces doigts, suinte La Perle des mots unifiés. Qui est-il que d’autres ne connaissent pas ? Quel étrange incognito drapé de diaprures ! Chaque seconde est un monde qui s’ouvre, et pourtant, il n’en est qu’Un.

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