Chant de L’Étang

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Ecrit le vendredi 8 décembre 2017

Ce sont les écumeuses vagues du Nord qui lissent le cœur de l’insondable.
Les mots ont cette résonnance que le cœur surprend sans savoir pourquoi.
Depuis toujours, l’océan appelle les abysses de L’Âme et se veulent réjouissances,
Lors que les éclats de leur froidure sont les cimes bouillonnantes de souvenance.

N’attends pas que l’on te comprenne,
Oh ! n’attend pas, toi les broussailles extrêmes !
N’attends pas que l’on marche avec toi,
Oh ! n’attends pas, toi L’Amour de L’Amour !
Des pas qui se surprennent aux alentours,
Oh ! n’attends pas que cet étrange Discours,
Soit autre que Ton intime désir qui pénètre le silence !
Des Cieux de Ton Ivresse est La Joie du Retour !

Rougissante des flammes de L’Âtre,
Tes joues de pudeur savourent
L’onctuosité de ton rêve.

Ils ont ri ces oiseaux par milliers dans le ciel,
Des fièvres des étapes du Périple et de La Ténacité de leurs Ailes.
Sur les plaines enneigées, tes pas sont à creuser les silences.
Douceur d’un vent qui murmure : n’aie donc plus peur.
C’est le cœur qui tressaute de cette intensité.
L’Alchimie est le four secret de tes seules attentes.
Pose en cette délicatesse tous les bagages.
Ici commence La Journée qui ne jamais finit,
Lors que Le Pétrissage est en Son Souffle encore à te parler.

Tourne le feuillet, et vois comme L’Encre de tes cents rivages
Trace les ourlets de La Féminité.
Des impétueuses vagues, voici aussi le preux chevalier.
Il est en son âme vaillante à te donner La Renaissance.

Ce n’est plus toi qui va vers Lui,
Mais Lui de Sa Constance.
L’as-tu remarqué ?

Tous ces oiseaux sont autant de vagues que L’Océan de ton être.
Chacun est à faire Le Récit de ton acuité.
Transperçant est Le Silence du Verbe,
Marche droit et ne t’arrête jamais !

Le secret est celui de la Patience de L’Occulté.
Ouvre les yeux et contemple !
Ton cœur est étreint par les mots déployés.
Reste bien droit, L’Ami !
Ne respire plus et laisse venir !
D’avoir été en ce Silence, Le Silence est à revenir.

N’attends pas que l’on te comprenne,
Oh ! n’attends pas, toi le Pont des deux Mondes !
N’attends pas que les brumes se dissipent.
Il est un étang qui aime le Voyage et La Fleur s’élance.
– Je suis toi de tes marécages, L’Offrande !
N’attends pas que tes appels soient entendus
Par l’inertie d’un monde, Oh ! n’attends pas !
Tu es à rappeler Les Réalités, lors que l’on s’inonde
De rêves embourbés et de putrides stagnations.

7 réflexions sur “Chant de L’Étang

  1. La disparition de l’attente est une victoire. Quand tout s’absente, quand il n’y a plus de besoin, quand la qualité est la force que le nombre n’a pas, c’est même étonnant. Aujourd’hui, ce n’est pas un bon signe de faire du chiffre. La rareté a toujours été précieuse. La quantité est une erreur monumentale. Tout aujourd’hui est à l’envers.

    Aimé par 1 personne

    • Étonnant votre commentaire Chère Irène. Je suis à relire et relire Le règne de la quantité et la fin des temps de René Guénon, et nous nous retrouvons exactement en cet esprit : le nombre ne représente certainement pas la qualité, et c’est être bien ignorant que de donner à la masse cette légitimité. Effectivement, nous sommes en cette époque qui s’opacifie de plus en plus et ne peut comprendre cette inversion qui du reste concourt à la perte de tous. Mais, fallait-il passer par là ? L’absurde doit se vivre jusqu’au bout ?… Merci d’avoir saisi ces quelques lignes en leur crucialité. A bientôt Irène…

      Aimé par 1 personne

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