Digression (18)

Featuring a beautiful butterfly winged fairy, carefully detailed from the prints on her wings, to each carefully placed flower in her hair, to her softly flowing skirt, down to her shining blue shoes.

Ce monde n’est pas un accident fortuit. Quel est donc celui qui trébucha ou éternua lors que le monde s’ouvrit semblable à une Corolle ? Quel est donc cet émoi qui vint en gerbe de soleil se perdre puis se retrouver ? Je songe à cette hébétude sans que jamais mon cœur ne défaille. D’avoir fermé les yeux au monde, celui-ci ouvre la porte féerique de Son Secret palpitant. Sais-tu ce qu’est La Singularité ? Victoire en L’Ouverture de La Reconnaissance. L’on marche sans que rien ne veuille se défaire de cette emprise, sorte de fascination qui vient du fond des âges et Béance en cette nostalgie. Plus est grande cette dernière et plus est grande La Béance, lors que se cachent les ondoiements et tantôt j’ai entendu le rossignol. Là-bas, il voulut me confier le secret de sa joie. Je me tins tout près de lui, lors qu’il m’appelait encore du chant limpide de son émoi. Je fus touchée au plus profond de mon âme et ce sont sans doute les abysses qui font le florilège de la féerie. Sais-tu ce que me dit le Rossignol ? Laisse-leur ce monde qui de leurs illusoires passions devient l’écueil de leurs aspirations. Des ailes qui s’étendent jusqu’au Ciel, j’entendis le frémissement des nuages et lors que la plainte fut un langoureux murmure, le platane offrit ses bras. Comme a été vif cet engouement que manifesta la profondeur de cet arbre majestueux et aujourd’hui encore mon cœur est saisi par les moments d’extase. Comment puis-je les oublier lors qu’à chaque fois le vent frissonne de clameur sauvage ? Quand je suis prise par cette nostalgie, je cours très vite jusqu’au chemin fait  de taillis et je découvre cette courtille qui devient le charme incandescent et précieux des verdoyantes effusions. Je repense aux paroles du Rossignol. Il y a ce quelque chose de La Sagesse d’antan. Lors que je touche les feuilles du tilleul embaumant, je me tourne vers le Rossignol et lui lance : Oui, tout compte fait, je Te comprends. Je laisse ce monde à qui veut et c’est Toi qui visites Le Jardin des évocations les plus improbables. Sens-tu comme le soir est la robe pourpre du figuier et comme la charmille vient butiner sur les rives de La Roseraie. Hé L’Ami ! je te le dis : c’est depuis toujours que j’aime l’autre monde… Es-tu venu pour me le rappeler ?

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