L’Amour du Barde

Beata BeatrixPeinture de John Everett Millais (1829-1896)

Si je n’avais osé porter si haut L’Amour,
Serai-je encor L’Oiseau ivre de Tes Écumes ?
Si L’Amour n’était La Folie de mon Discours,
Comme L’Eau m’aurait abreuvée d’Amertume !

Ne dites pas qu’Il est exclusivement Humain,
Car de m’arracher sans pitié à moi-même,
Ne fait-il pas en mon cœur couler un pur Vin ?
L’Univers ne suffit plus à ce Don suprême.

Que n’est-Il à se répandre partout sur La Terre !
L’Amour contracte et dilate ce misérable cœur.
Des douleurs, Il en est un puissant Mystère.

L’Amour n’est pas sans être cruellement moqueur.
Lors que Ses souffrances sont ma délivrance.
Son goût est sauvage : Il est Sa propre Cohérence.

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