Le Sort

Résultat de recherche d'images pour "tristan et iseult"John William Waterhouse (1849-1917)

Quelles sont ces douloureuses fièvres qui nous séparent
Lors qu’indéfectibles, tu le sais, sont nos liens ?
Qui de nous deux en la houle titube et s’égare ?
Jetons les amarres, ou bien qu’il ne soit plus rien !

Telles sont les larmes effusives de nos brises marines ;
Des Cieux impétueux, j’entends cet appel encor.
Mille flèches atteignent de douleur ma poitrine.
De toutes parts, l’on semble vouloir nous jeter un sort.

Des nœuds semblent inextricables jusqu’au fond des cales,
Lors que cent rivages ploient de nos renoncements…
Sont-ce fragrances d’une secrète île tropicale ?

Combien de fois, ai-je désiré fuir mon Amant,
M’enfoncer dans les forêts de mes nuits, ma Terre,
Devenir simplement un ermite solitaire.


Quel est cet esclavage que nul ne supporte si ce n’est en ce Filtre d’Amour, et comme la raison fuit épouvantée devant les affres de cette folie, tandis que Le Cœur supplie : ne me donne à aucune vie si ce n’est en elle, car toute autre chose est une prison à mon être. Chante, chante, Ô Ma Terre, ma Mère, et que Tes houles soient ma crucialité. Il me répugne de voir s’ouvrir mes yeux à Autre que Toi, car, de mon cœur, plus rien ne m’appartient, et lors que La Roseraie devient une multitude de Jardins, je bois à La Coupe et meurs chaque fois, et je bois à La Coupe et je renais en Toi.

2 réflexions sur “Le Sort

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