Pour qu’une Rose naisse

Jan Voerman jr. (Dutch, 1890-1976) - A Rose, oil on canvas, 21,5 x 17 cm.Peinture de Jan Voerman jr (1890-1976)

Pleure au bec son incendie,
Chante au Ciel son frissonnement,
Puis, d’Éther, à Son Corps s’allie :
Il poursuit un nuage, ou bien est-ce ralliement ?
Le Rêve s’étourdit du bruit au loin,
Océan qui gémit d’incomplétude,
Puis s’engage vers les cimes de quatre montagnes.
Pour qu’une seule Rose éclose dans le Jardin,
Des milliers d’épines au cœur de L’Amant.
Déchirures aux plis du firmament.
Pour qu’une Rosée suinte à mon front,
D’éclaboussures et d’indécences,
Que soit lustrées au bassin
Les pluies de notre envoûtement !
Est-ce de souffrir que L’Oiseau chante ?
Pour qu’une seule Rose s’épanche du Nom,
D’Essence au cœur vermeil, vole une tourterelle,
Mais du clapotis, les rumeurs cachent encor La Jouvencelle.
Pour qu’un seul de Tes Pétales orne mon offrande,
En ce soupir d’Éden, L’Âme implore :
La Nostalgie est toute Sa Bohème.
Pleure sans gémir, étouffe donc Le Sanglot,
Suspendu à tes lèvres, lors que vient la mousson.
Au loin, quelqu’un t’appelle.
Pour que Le Rossignol s’évade des ombres et cherche La Lumière,
L’Âme se perd en L’Érosion d’un scalpel.
Des Folies de mes nuits, je ne suis point rebelle.
Pleure au goût de L’Aube et laisse ainsi Le Jour.
Pour qu’une seule Rose naisse, faut-il donc mourir d’Amour ?

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