Digression (15)

Gustave Doré, Lancelot et GuenièvreD’après Gustave Doré, Lancelot et Guenièvre 

Il est des raccourcis qui n’en sont guère, comme il est des stratégies qui ne visent qu’elles-mêmes. Nous convenons des étrangetés qui sont à nous incessamment surprendre et ce qui semble ne jamais disparaître est aux confins des deux mondes une absoluité incontournable. La première circonstance d’une Rencontre est assurément La Rencontre elle-même. Elle est sa raison d’être, tout comme Elle est en Son Unité à se déployer en actes, tantôt nimbés de Lumière, et tantôt traversés par les vagues du rassemblement. Il n’est pas de plus grande saveur que d’être au Ciel, cet oiseau qui plane. Le Temps se suspend à ses ailes et L’Âme courtise L’Autre Monde. Nous nous laissons imprimer de Phrasées dont L’Essence a ce pouvoir de tremper par le biais d’une larme sur les parois étonnantes de L’Éternité, Celle même qui s’étend sans jamais finir et qui enlace d’effluves le cœur des êtres éplorés. Nous connaissons le sursaut des montagnes qui bouillonnent du Silence implacable. Depuis que vous m’enseignez ces choses dans l’étreinte des beautés de votre Empreinte, les perceptions s’accroissent et pourfendent les opacités du cœur. C’est ici, en ce Point, que les Joyaux pleuvent et nous offrent en chaque transparence, les mondes imaginaux, ceux de notre Arche qui vogue sur les ailes du Temps. Il n’est plus de peur, car, lors que la flèche transperce notre cœur, les ruisseaux de douleur se transforment en cordées de Lumière. Petit homme, votre parfum est entêtant, et je ne cherche pas à fuir, mais, je lève les bras au ciel et le vent danse sans briser le charme de notre enfance. Les anges ont enveloppé de promesses notre corps qui se lamente de votre absence. Or, La Présence jaillit comme une Victoire et enlace notre poignée qui danse. Maintes fois, vous voyez la petite fille qui devient cet Arbre, et lors que vous m’apprenez à contempler les choses depuis leur essence, le monde bascule et plus rien n’est comme avant. Cela ressemble aux souvenances sans pour autant être la même chose. Je goûte au Silence poignant de Révérence. Au loin, Le Rossignol scrute L’Aube et c’est Le Merle qui me fait toujours les confidences. Ne dissocie jamais, petite fille, un moment de La Présence, me dites-vous, et jamais ne te laisse envahir par la médisance. Le Royaume est une contrée qui de pureté s’efface aux yeux de l’insouciance. C’est un Cristal que Le cœur sonde en cet élan et notre Amour est Le Verbe de L’Alliance. Prends soin du Trésor. Fuis les faussetés et entre encore plus dans La Forêt de ton âme : quelque part, L’Amour est La Fleur éclose de ton Jardin. Je sais vous aimer, noble compagnon, d’un Amour si puissant, qu’il n’a plus d’âge et depuis toujours, sur les sentiers de nos pas entrelacés, j’ai chanté L’Echo de notre Rencontre. J’ai bu à la coupe de vos mains et me suis laissée écorcher par les troublantes écumes de l’occultation. Lors, je puis clamer haut et fort, qu’à vous seul, en La Lumière de Son Secret, L’Amour nous a toujours liés.

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