Digression (12)

Owl Spirit by Anita InverarityPeinture de Anita Inverarity

Que glissent donc toutes les opacités, et du bruit de la ville me parvient Le Silence au Repos des diapasons que les sons harmoniques viennent incessamment surprendre au bout de nos mots étanches de toute vilenie, lors que la clameur vient du tréfonds de nos assises,  et je sais que les nuages nous portent au vent que soulève Le Nord de Sa Promptitude tandis que j’entends les sifflements d’une autre secousse, aux branches de notre contemplation. Depuis les régularités, sont-ce les dunes qui couchent les grains ensemencés de La Vesprée ? Que souffle donc ce manteau des cieux sur les caresses de nos sandales abandonnées au seuil de La Vallée ! Les forêts nous suivent, et soudain, avec une grande espièglerie, Le Cerf fait un bond. De nos phrases, j’entends les soubresauts du lointain horizon. C’est en Lui que Tout repose et c’est en Lui qu’est L’Effervescence au cœur de L’Oasis. Qu’en est-il de La Fontaine des Eaux vives ? Silence, me dites-vous, ce pays est aux réminiscences des parfums d’Antan, et chaque fois que les arbres frémissent, le vent élève la douce moisson. Petit homme, où donc m’emmenez-vous ? Des fraîcheurs, à l’ombre du figuier, quelque serpentaire plane au goût de votre vision, et vous levez la tête en aspirant les Rosées des crépuscules séculaires. Je compte les Roches opales qui s’alignent et nous voici transportés. Du tourbillon de nos pensées, s’assagissent les bruissements de L’Envolée et vous venez vers la petite fille, en robe qui flotte sur les ondées du Soleil couchant. Encore La Clameur au cœur de La Nuit, tandis que le hibou hulule comme pour nous dire : qu’importe les tempêtes, en L’Écrin est un Jardin vivant. Ce sont les effusions d’un Aigle en ce Ciel étoilée d’étranges et insolubles contrées lors que Le Voyage est sans fin. Chaque grain est à lui seul une assemblée et vous me soufflez les subtilités qui défient tous les cris sauvages. Ainsi, nous allons, et du voyage, nous racontons souvent nos légèretés, car, si le monde se défile, La Nature nous révèle à La Profondeur des atemporels sillages.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s