Allégorie du Jardin de L’Âme (28)

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-L’Océan-

A La Pourpre de L’Orient, L’Or de Tes Yeux est Joie du Soleil de mes nuits, et à L’Orée du bruissement furtif, sans cesse à se poursuivre des légèretés, les arbres échappent à l’étrangeté des énigmes, lors qu’au crépuscule de Ton Ocre, les pétales s’étourdissent de Ta drapure orangée. Les jaillissements de Ta Blancheur accompagne ma soif et sans penser, l’effervescence ondoie de L’Ivresse sans que je ne cherche autre que Ta Finalité. Des Révérences aux tapis miroitant sur Le Lac de La Prestance, il se danse l’inoubliable Souvenir de Ta Réalité présente en sa Perpétuelle flamboyance astrale. En abondance de Ta Clarté, L’Etoile s’unifie à toutes les Terres et lors que je m’évanouis, ne demeure plus que ce qui est à demeurer. Mes yeux sont imbibés de Ta Lune et c’est en Sa Solarité occulte que mon âme baigne et jubile. Trop de Toi ? Inlassable Régénérescence de Création au Silence de Ta Perfection. Te lasserais-Tu de Toi, Ô Joie de Toi ? Sans bruit, éclaboussé de Ton Rire, L’Océan frémit au Jour de La Naissance, et des levers du Jour, le sanguinolent horizon abolit tous les esclavages, tandis que ne subsiste que Ta douce Vassalité. Épanchement vient de L’Union de La Fleur orientale avec le crépuscule de Ton Ambre Occidentale. Des vagues qui s’étoffent de l’inertie et des formes figées, la nef brandit l’étendard aux fraîcheurs de Ton Azur. Les vents soufflent et s’apaisent au goût des convergences, confluent des heures de souffrance et des saveurs aurorales de L’Étreinte vive. Comme se dilate L’Amour en Création de Ton Désir d’aimer, aux effluves incommensurables de L’Universalité ! Va, visite les contrées les plus obscures et souffle encore aux salaisons des opacités hivernales, lors que La Tendre Lumière ne craint aucune imprécation et L’Ouragan est encore Force exultante en La Purification. L’Océan a vu La Vision du Regard étourdissant lors que deux anges le mènent en cette vastitude. Faites m’en le Récit, Ô écumes écumantes, beauté de Jade!

Des fougues de mon Feu, en L’Obscure de mes abîmes, La Présence tremble et s’appauvrit de toutes les Grâces, et que sont donc les Grâces, lors que La Furie fait rage en mes entrailles ? Es-tu en cette contraction, Ô Volcan de nos Abysses ? Lors que la bataille cherche à se heurter aux flots ? Des puissances du vent, je suis à soulever les montagnes, et j’avive les fonds marins de nos vies encore implacables en leur dissociation. Ô Océan de L’Âme, lors que les récifs sont le déchaînement de mes élans impétueux, que puis-je ? La Terre ne peut me contenir. Les rives sont d’improbables échouements que les naufrages ne savent guère apaiser. Ô Réalité de L’Âme, qu’en est-il de mes déférences, de mes doutes, de mes cristallisations, des trésors insoupçonnés de ma réalité ? Des surgissements depuis les redoutables lames, où vais-je pouvoir aller ? Nul ne peut contenir cette Force de L’Eau Primordiale. Je suis insatiable de Vérité et c’est en Elle seule que je puis trouver le fondement à tous mes feux ardents. Je me nourris de Sa Sagesse et rejoins Le Cercle bouillonnant. Au Centre est Le Cœur qui bat. Tout le reste est subterfuge et ruines flottantes sur les cimes de l’amoncellement.

La Tourterelle observe depuis L’Âtre d’un Arbre mémorable et attend que les flots deviennent Le Miroir des Reflets de chaque parcelle du Monde. Aux Etoiles, elle adresse Son Chant de Silence. Cette Tourterelle recèle en son cœur secret L’Océan. Es-tu à percevoir Le Four de Lumière, L’Athanor alchimique du Déluge ?

Tous droits réservés© Océan sans rivage, Allégorie du Jardin de L’Âme

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