Digression (11)

Andrey Shishkin artPeinture de Andrey Shishkin

 

Le Regard ne s’est pas rétréci d’avoir laissé agir en soi cet émerveillement. Nous marchons au gré du voyage intérieur. C’est lui qui nous révèle ce détachement oculaire et qui renforce cette prégnance des mots à la visibilité du cœur. Le cœur est un Centre de Rayonnement. Nous le laissons nous guider, car, petit homme, vous me faites le récit des diverses contrées, secrètes aujourd’hui de par leur occultation nécessaire, mais non altérées. Certains esprits y ont accès car ils se laissent saisir par la réalité de La Mort. Comprenez, me dites-vous, que cette mort n’est pas la mort des corps, quand même nous tous passerons par cela et finirons par réaliser Sa Dimension. Le sentier que nous empruntons est le sentier invisible au regard du cœur figé et réducteur. La Beauté est exponentielle et celui qui voit Le Beau est saisi par La Réalité du Beau. D’où cela vient-il, demandai-je ? Il est un Centre unitif qui ni ne ment, ni ne devance, quand même l’on serait à lui donner à plier les distances. Seul Le Cheminant peut parler du Chemin, lors qu’il est en ce Dedans. La Clarté ruisselle tel Le Cristal de Roche. Si tu ne vois pas, tu ne vois que par la rétine obscurcie, celle qui n’est pas connectée au cœur, lui-même baigné du Soleil de Ton Âme. Nous continuons de nous apprendre, de nous découvrir. J’aime tout particulièrement Le Jour naissant, quand La Descente des Lueurs Seigneuriales nous arrose de Ses Bienfaits. Le Cœur reçoit. Ce sont les petites choses noyées dans les grandes et vis-versa. Peu à peu, vous me révélez le lien essentiel entre les mots, Le Verbe, acte d’être, et La Forme. Être en surface est lissement des profondeurs émergentes et aplanissement des sens rendus visibles. Feuillage aux nervures séculaires d’abondantes récurrences. Nous entrons au cœur des Choses. Non, pas seulement, ajoutez-vous : les choses entrent en Echo avec notre Réalité. Une infime indélicatesse et tout est fulguramment à se dissocier. Seule L’Union avec L’Origine vibre en Elles et leur donne leur pleine vie. Il est alors écoulement princier de L’Eau en bordure des Étangs. La Pupille se dilate du rétrécissement, infinité d’atomisations qui contredit la défragmentation, éparpillement en multitude qui scelle les aptitudes à entrer… Le Regard s’élargit du Cœur qui se fend des multiples flèches, Béance en l’impesanteur devenue prétexte à L’Éthérisation. Aujourd’hui, nous sommes en cette gravité de la digression.

Marchons le long du Fleuve tandis que la vie se forme en ondes qui nous retrouvent nécessairement ici.

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