Digression (8)

Les lunes valsent au regard de votre emportement et lors que nous marchons en la nuit qui se lève, nous dansons un peu sur les collines qui frôlent le vent de leur ombre passagère et c’est au souffle marin que l’âme s’épanche. Du bruit des sous-bois, nous escaladons les marches du Temps, tandis que le lierre s’amuse de nos pas à peine s’essoufflant. Là-haut, lors que le précipice caresse les herbes encore folles de l’hiver s’épuisant, encore ivres du prochain printemps qui hisse la terre, ce sont les taupes qui s’agitent dans les couloirs humectés de senteurs impatientes, ensevelies sous les décombres d’un château au sommet des ruines. Les pas dansent encore sous la petite pluie qui joyeusement nous éclabousse de sa légèreté juvénile. Bientôt du sentier arpenté, la vallée se déploie et songe à peine aux rumeurs du passé. Petit homme, je vous suis sans relâche, et votre sérénité est le point de mon ancrage. Tout de votre silhouette m’apprend à jouer, à courir à travers les plaines de notre enthousiasme. Si vous levez le regard, les oiseaux passent et je vous vois sonder en cette plongée céleste les flux d’une ondée nourrissante, bienveillante et luminescente. Quelquefois l’effacement est la suspension du Temps qui s’étonne. Lui s’incarne en ce Silence et les oiseaux conversent ensemble, en ce dialogue harmonieux, se donnant la réplique avec la juste révérence. Les animaux de la forêt se rassemblent tandis que j’aperçois au loin le renard qui nous scrute de ses yeux intenses. Voici qu’à son tour le loup s’approche avec cette parcimonie entêtante, voire envoûtante. Ne vous a-t-il pas conté ce mystère de L’Amitié irréprochable ? Beaucoup de secrets en cette forêt deviennent d’improbables paradoxes et de fait, vous me confiez cette vérité universelle qui, en simultanéité, nous apprend ce qui seul se cherche au goût de notre marche.  Si les vagues rugissent au lointain océan, sache petite fille, que la fascination cache les contraires qui deviennent des compléments. Similitude des distances qui s’ignorent et c’est en La Lumière qu’il n’est de singularité qu’en ce rapprochement. Prends toujours le temps ! L’Amitié est Le Flambeau de L’Amour qui  jamais ne dément.

 

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