Allégorie du Jardin de L’Âme (17)

Emile Quentin - BrinPeinture de Émile Quentin-Brin (1863-1950)

-Le Jardin du Coeur-

L’Humilité est au Temps, L’Épée qui foudroie l’éparpillement. Je l’ai entendu dire, lors que d’un tire d’aile, L’Oiseau fendait Le Ciel et je suis partie en L’Élan de cet Appel. L’on observe au silence notre langueur et elle de nous interroger : qui es-tu au cœur de mon seul émoi ? Lors que je ne sais rien, qui cherche en ce Temps La Clé de tous les Temps ? Je compris que seule une force en L’Au-delà de la pré-existence était à me souvenir les Beautés de L’Éclosion au large des vents tempétueux du Tout Commencement. Ainsi, je fus surprise par la profonde parole de Sagesse qui me tint ainsi sans pouvoir l’ignorer. La Voix de La Langueur me parle depuis cette Aube Florale, lors qu’en Son Cœur, les pétales sont des effluves exultantes. Ô ma Patrie ! Ô mon Parfum ! C’est en l’interstice du Temps que je vis Ton Regard.

Il est Celui qui te voit, tel que tu désires être vu, et là est toute l’étrangeté de L’Illimitation. Lors, c’est en cette promenade, que les feuilles automnales sont L’Humus du Printemps qui s’égaie, et comme est belle La Promesse du Manifesté, lors que de Sa Non-Manifestation, se trouve L’Éclosion imaginale  de toutes les créations en leur toute possibilité ! Je sus que je n’étais jamais partie, ni jamais absentée, ni jamais à l’extérieur, ni jamais séparée. L’Être, en Sa Pérennité, d’Essence Immanente, et d’Essence Incréée, est en Son Absoluité, La Neutralité, L’Immutabilité, La Conscience Reliante, La Conscience en ce Seul Point de La Présence. Or, je compris que Le Regard est en Sa Lumière, indéfectible, impersonnelle, telle La Nature qui advient en Le Regard concomitant, en L’Adventice et en ce semblant paradoxe : d’Essentialité Éternelle. Tel est le clignement des yeux, et telle est La Radiance du Cœur. Je formulai ce vœu : ne me donne plus aucun des signes extérieurs et fais-moi entrer en ceux de L’Intérieur. Or, je vis, sur un Lac magistral, un Cygne de blancheur Immaculée. Je souris. Puis, je vis plus loin, sur un autre Lac, deux Cygnes flamboyants de Lumière. Je souris encore. Il joue, pensé-je en moi-même et c’est Lui qui me dit : tous les signes sont intérieurs. Il n’est ni Dedans, ni Dehors, quand même L’Espace est une mesure compénétrée par l’esprit dimensionnel. Il est Celui que tu vois tel que tu désires Le voir. Il ne jamais te réduit, car Il est L’Irréductible. Au dessus des lacs Quintessenciés, L’Ivresse est une Plénitude et Tout est en Lui, Munificence inaltérée. Il est Le Corps, et il n’est pas. Il est L’Esprit et il n’est pas. Il est en ce qui fluctue et en ce qui ne fluctue pas. Il est Celui qu’Il te donne à voir, et Il est au-dessus des regards. Là où je m’étais retrouvée ressemblait à un Jardin inexistant et existant tout à la fois. Il apparaissait autant de fois que mon Souffle s’alignait à Son Désir et c’est Là, juste Là, qu’Il s’effaçait pour me donner à Sa Présence en ce Paradoxe éblouissant de Beauté. Il me dit : que choisis-tu ? Toi, lui répondis-je, et je me soumets à Ta Volonté. Tu es Le Connaissant. Si Tu me montres L’Impersonnel : je Te vois. Si Tu me donnes aux images : je Te vois. Tu me répètes : Je marche avec toi. Alors, je suis entrée par Amour en Ton Jardin foisonnant des mots de L’Incréé, et Riche du Silence de Ta toute Réalité. Tu me dis : prends soin de ton cœur. C’est là que se trouve Ma Demeure. 

© Océan sans rivage, Allégorie du Jardin de L’Âme

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