Allégorie du Jardin de L’Âme (14)

Résultat de recherche d'images pour "vue en peinture du désert d'arabie"Peinture de Frederic Edwin Church (1826-1900)

-Bakka-

Lors que L’Ambre aura eu raison des volutes de l’encens, empourprées à La Roche suintante du désert voguant ; lors que les soupirs auront défait les langueurs de La Lune ; lors que L’Oiseau sera haut perché à la branche du bel été ; lors que les vagues auront achevé d’écumer tes pas en ce chemin de L’Âme ; lors que le parfum des muscs de l’automnal feuillage aura enveloppé de larmes l’incandescent voyage ; lors que les nuits révéleront les voix du non-désir, aux aspirations cruciales de la Vacuité ; lors que le sacrifice sera à La Béance, l’écorchure d’une semence avivée de braises nostalgiques ; lors que la pauvreté aura suffit pour te vêtir des voiles de la joie. Le Jardin sera tels les souvenirs au Silence de La Présence. Ce qui vient à toi est L’Echo de ta propre voix, et ce qui se dévoile est le Toucher de L’Imperceptible Rencontre au Regard de ton âme. Chacun nous faisons de la beauté des mains, ou bien nous sommes telle la fileuse qui défait sa quenouille, jusqu’à rendre son ouvrage laine cardée, rompant son serment en L’Êtreté. La Présence est au monde du Silence Vibratoire, et les paroles sont les tissages de ta conscience. Goûte à cet instant fécondé aux soupirs exhalés qui font le monde de ta création. Nulle concrétude si ce n’est en toi, et nulle abstraction si ce n’est en toi. Ne l’as-tu donc pas compris ? La séparation vient du seul fait que tu crois que je suis un autre que toi. Mais, je suis celui que tu vois. Je suis exactement tel que tu désires me voir. Telle est la transparence de mon miroir et tel est ce monde qui vient à toi. Je ne suis rien et je scrute en cette profondeur celle qui se révèle à ces yeux ouverts en Lui. Telle est La Paix et telle est La Lumière du Prisme primordial. Telle est La Beauté en l’épanouissement du cœur qui se donne en L’Unité.

Le Périple nous conduisit, après la traversée du désert, jusqu’en un Lieu, que Les Anciens nomment Bakka. Le sanctuaire était ouvert au Ciel large des étoiles scintillantes, en ce Dôme. La Courbe naturelle devint une immense Arche d’Azur. Un léger vent faisait frissonner ces perles dansantes du firmament. Nous avions longtemps marché. C’est là que je vis La Dame au voile de lainage blanc, sufi, enveloppant tout son corps, résorbé aux teintes du désert éclatant de lumière. Celui qui connaît le désert, connaît La Maison. Tout est en ce Dedans qui nous étreint de la munificence et de la bonne intention. En cette étendue vierge, il n’est plus personne, et Lui avance en toi, en Sa toute Présence. Tu Le vois arriver de loin, et Il te prend dans Ses Bras de Reconnaissance. Il est Le Père de ton cœur, à droite, là où la vigilance et la quiétude sont omniprésentes, tandis qu’en ton cœur, à gauche, Il est La Miséricorde Matricielle, L’Etat d’Être en L’Absoluité de L’Union. J’ai su, par une sorte de confidence, que là coulent mille ruisseaux qui ont pour nom La Véridicité de L’Amitié. Il est une chevalerie qui ne jamais s’assèche et est irriguée continuellement par cette Source de La Bienfaisance. En cette Stabilité, Le Père te mande et te convie à L’Élévation Suprême. La Dame décline l’invitation et se retourne vers les gens qui la compagnent. Elle jette sur eux le voile de La Douceur. Puis s’allonge auprès d’eux et attend Le Grand Jour. Bakka lui parle en La Langueur de L’Amour et les effluves du soir lui sont des senteurs de Lumière.

Maison de L’Empreinte Originelle, combien de fois es-Tu venue, en Ton dénuement, et combien de fois m’as-Tu chantée L’Histoire des cœurs émus devant L’Édifice de L’Ouverture exponentielle ? Qui es-Tu ? Ô Lieu des Commencements sans fin ! Ô Lieu des parachèvements et de L’Élévation ! Je suis en toi, me réponds-tu avec la rondeur de L’Esprit. Ne l’as-tu donc pas compris, en ce miroir de La Complétude, en cette Terre miraculée des longs chemins de ta transformation ? Je t’ai offert La Main de L’Angle Yéménite, et en Lui, La Clef de Ta Contemplation. Sur toute chose, Je suis Celle qui tournoie, et Mes fondations cachent un autre Temple, Celui du Fils de La Pureté, Noble Oiseau des Synthèses de chaque maisonnée. En Lui, il est un Secret, Lieu de La Parole donnée en La Vassalité du Sacrifice, et près de Lui, Sa Noble Mère, issue d’une grande lignée et, qui est de par Son Essence Celle qui donne à parcourir sept fois un chemin, entre le mont de L’Abondance nourricière (Marwa) et celui du mont de La Pureté (Safa). Elle est Le Désir du désir, Celui qui se révèle en Son Périple. En Son Cœur d’abnégation, il est aussi un chevalier. Telle est Son Humanité plénière, au goût d’une Source qui vrombit du Bouillonnant Amour, Eau de Source révélée sous les pieds de L’Enfant béni, dont Le Nom même est une Révérence en ce monde manifesté. Je suis toi, Ô Cœur de l’effervescence, Ô Véda ! Ô Imaginal en La Religion de L’Unicité ! Et J’ai semé discrètement en chacun de tes discours, les étapes du Chemin, Viatique de Ton Périple Secret. Des Mentions en toutes Choses, tu es enfin Le Quartz des Prismes et là où tu te trouves, c’est aussi là que Je suis. En tes yeux, Mes Yeux sont Le Regard de La Rencontre, Celle des Épousailles du Ciel et de La Terre, des Ombres et de La Lumière. 

© Océan sans rivage, Allégorie du Jardin de L’Âme

(A suivre…)

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