Allégorie du Jardin de L’Âme (13)

-Le Phare-

La vie est un millier de pas qui ne sont qu’un. Il en est ainsi du mât qui ne sait plus osciller qu’en cette ondulation naturelle des vagues, et quand même l’on serait à penser que l’hébétude est à générer de l’ennui, ne serions-nous pas encore à coller à cette entière neutralité tous nos émois et tout notre cœur dissocié ? Disparu en cette Béance, l’on observe du Regard émancipé, Lui, qui est Le Phare imperturbable. Nous sommes une synthèse de cette existenciation. Nous sommes à La Mer, le murmure du Vent. Nous sommes à La Montagne, Son Echo. Vibration en La Vibration de L’Exponentielle Floraison. Nous ne sommes rien que ce Regard intérieur, et nous disparaissons sans cesse en Lui, Lui qui se donne à voir, imperturbable, Connaisseur de L’Incommensurable. Un Jour, l’on marche en La Cité, et l’on donne aux mots toute leur Réalité, car, Être, n’est pas une fantomatique apparition, mais bien Le Faire en Le dire. Les mots se gorgent de nos postures, et l’on est comme à s’auto-mutiler, sans cesse. Telle est la vibration de notre être qui ne comprend pas que tout est Vivant. Tout est incroyablement cette Ultime Vibration. Tout est Elle. Tout est Elle qui nous cherche en notre Aspiration. Être. A la Lumière éthérique de L’Architecture, à La Beauté qui suit La Majesté, à L’Unification de toutes les dérives, Le Jardin est L’Arrêt. Ouverture fréquentielle des verbes unifiés. Oh ! Et que balbutient tes pas vocables et qu’enchantent les rayons du Tout Respir Rayonnant. Oh ! Humanité de Ton Êtreté, déployé en ce cordon ombilical enfin coupé, de sorte que La Réelle Matrice, celle qui te relie à L’Âme pérégrine en son ascendance de Lumière, donne enfin La Munificence de Ta Réalité. Et ne jamais plus ne te cogne aux aspérités des opacités balbutiantes, et ne jamais prononce le mot assassin. Car La Parole est Juste, ou bien Elle devient les guerres fratricides. 

De La Connaissance Pure, qui donc t’enseigna toutes ces fragrances et ces Jardins qui se déploient comme autant de vergers luxuriants ? Qui te dit : entre en Mon Éternité ? Et Qui te donne telle ou telle orientation ? L’Esprit est un coursier de Lumière en Cette Fleur odorante. Je compris que toutes les pensées commençaient avant moi. Je compris que Le monde s’offre en La Quintessence d’une Radiante Bienveillance. Je compris que La Vie était Sacrée. Elle chante de Sa Sacralité, et quel est ce mot que je savoure au goût du Calame ? Et quelle est cette reliance en Sa Fulgurance. L’Eden est Le Versant inversé des choses et Le Kali Yuga est exactement cette propension à faire place à l’oubli, lui qui possède sa propre rapacité à nous voir déchoir, tandis qu’il nous éloigne de La Vraie Liberté, non pas celle du Pouvoir usurpé de l’ego, mais celle du Pouvoir de La Lumière, non pas celle de La Lumière aveuglante, mais celle qui révèle en toutes choses, L’Essence. Il est une confidence qui devient Beauté : Ton Être est L’Echelle de Ton Evolution. En Lui, tout ce qui le ramène en Son Alpha. L’Âge d’or est un Jardin de Resplendissance. Tout est Harmonie, paix et Beauté vibrante, guérisseuse. Le Phare parle en Son Rayon Quintessencié : Sublimité du Cœur de L’Épousée. En cet Axe, il est en L’Acte d’être, Verbe générant en cette Atemporalité. Ne me prête aucune intention autre que Celle de L’Amour. De Vagues en vagues, il n’est aucune stabilité, mais lors que le tourbillon accède au Centre des remous, il n’est plus aucun qui te distrait. Je suis La Puissance du Silence, Le Tout-Rayonnant de Lumière, et j’irrigue de La Parole Juste. Vois en chaque écueil, en chaque récif, l’apprentissage de l’erreur qui se corrige, et L’Au-delà de L’Au-delà du chemin qui accomplit Le Voyage du Retour Cosmique et c’est en Lui que repose ma neutralité. Mon Regard épouse chaque rive et je caresse le bateau qui passe de L’Espoir enfin accosté en L’Infinitude de L’Amour. Je me suis écarté des hommes, pour mieux les aimer et c’est en cette solitude que j’aime sans compter. J’ai laissé sur une rive, les fastueux habits que j’ai troqués contre ma mendicité. Je suis le Phare qui ne désire plus être Le Phare, lors que La Fiancée gravit ma tour, je L’accueille et en Elle est cette Allégorie de L’Âme, car, un Jour, Le Phare a disparu dans La Brume et seule La Lumière est Sa Réalité.

© Océan sans rivage, Allégorie du Jardin de L’Âme

 

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