Promenade néolithique(2)

st-ilpize

Photo prise depuis St-Ilpize (Haute-Loire)

Si L’Amour étaient mille flèches, aucun poison n’aurait son équivalent. Ses meurtrissures sont les secrets du cœur. Pour chaque flèche, il est un onguent. D’aucuns s’effraient de sa force et des ruines qu’il révèle. Or, les blessures sont souvent le signe de la guérison. L’Amour, en son Essence subtile, parfume Le Ciel et La Terre et se fait pur Don. Jamais, il ne négocie. Il s’envole des plaintes ardentes de L’Amant. Ne s’évade-t-il pas des cercles infernaux pour s’unifier aux spirales ascendantes qui en leur Plénitude le fait parvenir jusqu’au firmament de l’intense Silence ? N’est-il pas aussi L’Océan qui se disloque en L’Illimité, puis, s’en revient caresser le rivage et s’y reposer ? L’Âme parcourt des mains, Le Ciel enchanté et s’extasie en son rêve, oh oui, le rêve chrysalide de L’Esprit en la plus extraordinaire féerie. Là-bas, niché en son secret, un village dort. Il ne connaît plus le rire depuis si longtemps, le rire du tréfonds de L’Âme. L’Amant invoque Le Serment, Jardin des Délices et L’Echo court dans la montagne puis verse des rivières de dentelles peintes au bout des doigts des verdures primaires. Là est Un Eden, et Le Cœur Le contient en cette acuité. Les genêts sourient au soleil, tandis que les rochers s’animent de petites fleurs pourpres. De blancheur, le cœur s’envole jusqu’aux coquelicots et dépose un léger baiser. Le trèfle resplendit en sa grande humilité et se vêt de rougeur. Comme le regard vibre de Ton Jardin que nous traversons et c’est en Toi qu’est Le Jardin. Ta Promesse est Vérité et j’ose à peine en parler. Si L’oiseau est ivre, les nuages aussi font des danses extatiques. Beauté en L’Émerveillement du Seul qui règne. Il parle aux roches, aux mousses, aux petites baies et les arbres sont parés jusqu’au bout des branches de couleurs festives tandis que L’Amour chante son Extase. Il est cette Extase ! Expansion vivace du Verbe. Prends le temps, Ô Marcheur et laisse L’Âme du monde éclore en toi ! Laisse La Maison t’envelopper de Sa Douceur ! Des rondeurs de la pierre ancienne, lors que les pas touchent à peine le sol, révérenciels, ils le sont, devant les myriades de déclinaisons vénusiennes. La pierre est brute de son vocable et se fixe en permanence dans les ondes de la matière tout en dansant perpétuellement. Sédiment de l’origine, Jaillissement de cette densité en conglomérat qui vibre intensément. Entends-tu La Pierre ? Informité et forme tout à la fois ? Entre en Sa bouillonnance créationnelle en ces multitudes d’éléments. Entre en Sa Louange ondoyante ! Accède à La Parole de L’Esprit matérialisé ! Tel est L’Homme qui palpe de ses mains l’impalpable et renoue avec L’Indicible Origine. Noble Pierre, Brute de toute sculpture et pourtant se sculptant à l’infini en ce microcosme de L’Ethéréité d’un seul Point. Ainsi, le chemin vibre entier de Silence verbal. Le corps reconnaît et se cimente à L’Unification de L’Incantation Primordiale.

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