Ici, en ce lieu

Tchoba

Peinture de Tchoba

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Ici, en ce lieu, je ne suis plus le corps d’une femme.
Je suis sans cette matière, tel un homme dont les entrailles
Brûlent de mille feux, se dissout dans les flammes
Du souvenir qui surgit depuis ce pays et qui m’assaille.
Je dois cacher ma passion du plus grand des voiles.
Je m’enveloppe de mon linceul chaque jour.
En cette tombe j’ensevelis cet Amour.
Cri et larmes deviennent le chant des étoiles.
Lumières dans la solitude, moi qui ne suis qu’une femme.
Mon âme éprouve la puissance des astres et tournoient.
En la seule réalité de cet Amour qui n’est pas mien,
Les mains offertes aux cieux je ne suis plus qu’attraction
Au sein du Désir qui ne peut être que Tien.
Comment en serait-il autrement ?
Suis-je celle qui crée cette tragédie dans la complexité ?
Suis-je Désir, quand TU es Le Seul à décréter ?
Seigneur, Tu détiens tous les pouvoirs et tous les secrets.
Que puis-je par moi-même décider ?
Je ne suis plus, je ne saurai être ni femme ni homme, car TU ES.
Je T’appelle, mourant en cet APPEL.
Je suis l’inexistence en cette intime chapelle,
Cellule dans le monde Suprême des Hommes.
Je ne suis rien sans ce voile qui couvre mon corps.
Ensevelie vivante en cette tombe béante.
Mon cœur saigne et voudrait faire partie de votre Noblesse.
Pourtant, dans le sanctuaire de mon ivresse, je suis à TOI.

Océan sans rivage

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