Complainte du Renoncement- 1

 

À l’horizon, pointe Le Seul Soleil Possible ;
As-tu pressenti les multiples Rayonnements,
Lors que le Souffle s’unit à son Augural Moment
Et que les soubresauts de Ton cœur sondent l’Indicible ?

Tu as couru comme une insensée et te voilà pleurante
Sous L’Arbre qui t’accueille en Sa parfaite Hospitalité ;
Les mains sont Son Offrande et toi, tu es presque mourante,
Les Vives intensités des vagues déferlantes, en leur insolite Beauté.

Ne dis plus rien, écoute, le vent est encore à frémir
Les tremblantes feuilles de ton regret et de ton soupir ;
Vois comme ondoie le corps de Cette Majesté ;
En La pleine solitude, tu es à Le chanter, Glorieuse beauté.

Que sait-on de La Vie en ces flots qui se répandent ?
As-tu conscience, Ô fille de la nature, du bruissement
Qui glisse en cet escarpé chemin qui te mène vers Ton Amant ?
Est-il un Autre Amour, lors qu’en Son Pur Jaillissement, Il te mande ?

Belle, endors-toi au pied de L’Arbre et fuis ce monde d’ici-bas ;
Il est Un, qui est à te surprendre et te chanter aussi de doux refrains,
Lors que Le Jardin s’ouvre telle une Corolle, et enlace tes petites mains.
Ô fille de la nature, ta foi est ce Retour Primordial, Le Retour en Le Roi.

Sous L’Arbre piédestal est une Source encore vive des pleurs d’autrefois ;
Belle, il n’est qu’Un Amour et ton cœur a goûté à Sa Saveur Unique
Des phosphorescences en la nuit, lors que le cerf est aux abois ;
La Complainte est assurance du Voyage en ces renouvelées suppliques

L’Oraison est le seul chapelet qui te donne encore cette cordée ;
Mon Bien-Aimé, en ce sommeil est l’Éveil de ma Joie.
J’ai fermé les yeux et en Toi, est mon Regard perpétuel, Ô mon Roi ;
Les mains sont tendues vers Toi, et ci-gît l’Âme tant fatiguée.

Sont-ce les fleuves de mon Bonheur que je vois en ce songe-là ?
Le jardin est La Prunelle de notre Promesse en L’Au-delà ;
Vois comme en ce Ciel qui se déploie, les nues sont vespérales
Vagues, que ponctuent nos pas fervents, en la douceur abyssale.

Je te veux sans savoir encore ce que peut être vouloir ;
Tu es à t’unir en mon regard qui ne jamais Te veux perdre ;
Lors que l’Âme est aspirée par la langueur du soir,
La Pluie allège Le Silence des Âmes qui sont à se soumettre.

À l’ombre de la pleine solitude, lors que le Soleil décline,
Il n’est qu’un seul Amour, et ceux qui ne savent pas, ne savent pas
Comme est doux et cruel le Renoncement du cœur qui flamboie.
Est-il une Autre Destination vers laquelle tes pas s’acheminent ?

                                        Naïla
         
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À propos de Océan sans rivage

Ou bien parais tel que tu es, ou bien sois tel que tu parais. Rumi

Une réflexion sur “Complainte du Renoncement- 1

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