Ève

Peinture d’Eugène de Blaas (Italien, 1843-1932)

 

Te rencontré-je ici, ou bien en cet Ailleurs
Lors que la féerie s’empare de mon être
Où suis-je à Te rencontrer mon Maître ?
Lors que des milliers de Voûtes en ce cœur
De lueurs en lueurs, d’éclat en éclat
Pourfendant la multitude des vagues lunaires
Embrassant du regard les transparences de L’Émoi
S’ouvrent telles les Corolles étoilées du Mystère
Te rencontré-je en ces Arches Circulaires
Mouvantes en L’évanouissement des Voiles
Lors que l’effleurement, jusqu’aux ondes stellaires
Parvient à atteindre Son Paroxysme Primordial
Te rencontré-je ici, en ces Plongées de La Conscience
Qui sont à élever L’Âme en Ta Sublime Présence
Ce Royaume en Ton Royaume, est Le Périple sans âge
En L’effacement, telle La Révérence, Grâce et Vénusté
En L’Impalpable toucher devenu L’Effet du Voyage
Des fusions de L’Atome en L’invisibilité de L’Êtreté
En cette Maternité que des millions d’années recense
En La Terre dont La gestation atteint Pleine Maturité
En ce Ciel qui est Le Lieu de mon intime Demeure
Je suis L’Âme de La Féminité, lors que tremble L’Essence
De mes yeux qui se veulent poser sur les Ailes de La Douceur
Je suis L’Âme de L’Amour qui se veut Contempler
En L’Écrin le plus pur, lors que L’Aube se lève
Je suis en La Chaleur ondoyante, La Lueur Embaumée
Des effluves de chaque Présence, donnant vie au rêve
Je suis née, mon Enfant-Lumière, le Jour où tu es né
En ce corps vivant devenu Berceau Solaire
Je suis née, le Jour où mes bras t’ont enlacé
Tout ce corps s’imprégnant de Tout L’Univers
En mon Sanglot étreignant La Pleine Vie
Je suis née sous Le Regard de L’Amant
Te rencontré-je ici, sur le Lit de perles et de rubis
Te rencontré-je en Ta Rencontre, Toi mon Firmament
Lors que les Astres sont à chanter Les Noces de notre Amour ?
Te rencontré-je en Ta Rencontre, Ô effusion du Jour
Lors que je le sais mon Nom est L’Âme de L’Humanité
Puisque aujourd’hui encore, je suis L’Âme qui s’élève
En La Pleine Conscience, je Suis Femme et mon Nom est Ève.

 

                               Naïla

                             Héraldie

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À propos de Océan sans rivage

Ou bien parais tel que tu es, ou bien sois tel que tu parais. Rumi

Une réflexion sur “Ève

  1. […] suffit Un Seul Visage Soleil Tu m’as libérée Ivre Lire Vivre L’Oiseau de l’Onde Ève Ève ou la Rose du Roi Recluse Le Vrai Compagnon Désir de Dieu Ton Étreinte Espoir Adam Oraison […]

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