Je suis toi

Peinture d’Evelyn De Morgan

En ce cœur, cognent toutes les secousses de la Terre
Des souffrances qui saignent depuis le lever du jour
Aux confins des tumultes que clament les étoiles
La terre éventrée, les abondances putréfiées
Les écorchures en ces vallées infernales
En cet écho, l’indécence de l’indifférence magnifiée
Les blessures du doute, quand l’Océan est Amour
Déchirure des troubles quand les ténèbres sont viscères
Orgie des faussetés que comble le vide de l’illusion
Chaos qui se répand comme l’évidence, et tous applaudissent
Je tiens le cœur des souffrances de L’enfant perdu
Surgi depuis l’indignation des mensonges consumés
Les morts révulsés quand la chair est Corps ignoré
Ici, la poitrine du poète se dépouille des opinions
Brandit inlassablement une lance de Lumière
Ainsi mes sanglots, ainsi mes tremblements, en cette Nuit
Ainsi, des torrents charriés, des instants, quand tout se mélange
En ce cœur, cognent toutes les secousses des Cieux
La terreur des vents, des ouragans fluviaux, des insomnies
Ici, la poitrine du poète s’entrouvre, laissant le cri s’échapper
L’ombre est en ce cyclone, lutte acharnée des éléments éparpillés
L’oiseau de L’Esprit est un cheval fougueux et amoureux
Sa gloire vient de cette percée, Ses ailes sont incandescence
Ivre de traverser en cette épopée, les mondes invisibles
Son ascension le mène au premier ciel de la Roseraie
L’extase est à son apogée, toutes ces fleurs unifiées
Entre en ce Jardin, et voit sur lui se poser le regard de cette Ève
S’étourdit des suaves parfums de La Beauté, des soieries flottantes
Se dilate en l’effusion de L’Amour de L’Origine, douce féminité
Mon cœur pleure les tourments de mon état, mes nostalgies
Exaltation inconnue en cette étrangeté, en cette si grande Bonté
Le Lotus fragile dans la puissance des parfums de La Majesté
Des ruisseaux mélodieux, une transparence que l’on n’ose froisser
Vagues lumineuses, inondent les yeux émus de l’indigente
Félicité des regards qui s’évanouissent en la splendeur de L’Unité
Se murmure alors cette supplique, le cœur suspendu à la Vision
 » Qui es-tu? »
Et Ève de dire en ce souffle tendre: « Je suis toi. »

Naïla

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À propos de Océan sans rivage

Ou bien parais tel que tu es, ou bien sois tel que tu parais. Rumi

6 réflexions sur “Je suis toi

  1. « Et Ève de dire en ce souffle tendre: « Je suis toi. ». »….oh Merveille!!

    Aimé par 1 personne

    • Vincent dit :

      Oui, c’est le mot, à moons qu’il en existe un plus fort, mais à part le silence de l’extase….

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    • Merci Rossignolamoureux, pour ta fidèle présence.

      L’Eveil ou les voyages de La Conscience ne nous appartiennent pas.
      Ils sont les dévoilements successifs de ce qui est là, de toute Éternité.
      Une « grille de Lecture » qui éclaire notre Être Intime, tout en nous reliant à cette dimension Universelle de L’Histoire Humaine. Rien n’est séparé. Tout a un sens, et cycliquement, nous avons « nos » ouvertures, de sens et de Beauté.

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  2. […] Regard Drôle de papillon L’Arbre aux quatre oiseaux Là où mon coeur ira Soupirs enflammés Je suis toi L’Oiseau L’éloge L’Essence du Cœur Éternellement Il pleure Mon Océan Isis et […]

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